DES MATIÈRES. 565
de» mieux intentionnés pour le bien public, a imaginéun ventilateur d'un ufage prefque univerfel. Cette ma-chine eft compofée de deux foufflets carrés, qui n'orftpoint de panneaux mobiles , comme les foufflets ordi-naires , mais feulement une clojfon tranfverfale , que l'Au-teur nomme diaphragme , attachée d'un côté par des char-nières au milieu de la boîte, à diftance égale des deuxfonds ou panneaux , & mobile de l'autre au moyen d'unever^e de fer vitrée au diaphragme, laquelle verge eitattachée à un levier , dont le milieu porte fur un pivot -t,de manière que lorfqu'un des diaphragmes baiffe , l'autrehäufle, & ainfi alternativement
A chaque foufflet, il y a quatre foupapes , tellemencdifpofées, que deux s'ouvrent en-dedans, deuxen-dehots;deux donnent entrée à l'air, & deux font deftinées à fafortie. Il eft aifé de concevoir que celles qui donnententrée à l'air , s'ouvrent en-dedans , & les autres en-de-hors. La partie de chaque foufflet où fe trouvent lesfou-papes qui fervent à la fortie de l'air, eft enfermée dansune efpèce de coffre placé an-devant des foufflets , vis-à-vis l'endroit où l'on veut introduire l'air nouveau ; ce quife fait par le moyen de tuyaux mobiles adaptés au coffre ,qu'on alongé tant qu'on veut, en y en ajoutant de nou-veaux, & par conféquent que l'on conduit où l'on veut.(Voyez, pour les principaux ufages du ventilateur , tomeI, page 21 g. Voyez aufli la Traduction Françoife de laDefcription du Ventilateur, de M. Hales, faite patM. Demours, Médecin de Paris, /«-ia°, 1744; oul'Extrait qu'en a donné le Journal des Savans , dans lemois de Novembre de cette même année 1744.)
Utilité du ventilateur dans les Hôpitaux, les priions ,les vaiffeaux, &c. , turne I, p. 215. Autres avantagesdu ventilateur , p. 216 ; fur les vaiffeaux , pour prévenirle feorbut , tome III , p. 188 ; dans les lieux où il fe raf-femble beaucoup de monde , pour prévenir les évanouif-femens & les fyncopes ,p. 345.VENTOUSE, nom que portent de petits vaiffeaux, ordi-nairement de verre, qui peuvent être également d'ar-gent, de fer, de cuivre, &c , faits en cône, à peu prèscomme les verres à boire, dont on peut même fe ferviran défaut d'autres. On les applique par la partie large& ouverte fur la peau , pour attirer , avec violence ,les humeurs du dedans au-dchert ; pour cet effet , on
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