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5 (1792) (1792)
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DES MATIÈRES. 545,

fe joint à ces négligences , à ces infidélités ; nous le buvonstrop chaud & trop fort. Nous y mêlons fouvent des odeurs& quelquefois des liqueurs nuiíibles. Indépendammentde ces confidérations , le long trajee qu'il fait par mer,fuffiroit pour lui faire perdre la plus grandeparcie de fesvertus. (Voyez au rene Vüißoire phdtfophique ¡g p 0 ¡¡^tique des etallffimws des Européens dans les deux Indes ,tome II , page 094. ~)

Les Gens de Lettres doivent s'interdire l'ufage du the* Ttome I , pag' 1 57. Manière de prendre le thé , pour qu'ilne foit point nuifible, p. iâ?. Dangers du thé, pris engrande quantité ,p- 168. Le thé preferit , tome II, page?3°' ) 32? , 33 8 > 422 » 437 i tome III , pages 265, 273. Lethé ell nuilible aux perfonnes nerveufes,p. 280; dansla mélancolie ,p. 289. Comment le thé peut être une caufede la paralyfie, p. 297, note. Le thé eft abfolumenccontraire aux perfonnes venteufes , p. 354.

THÉORIE. Doctrine qui fe borne à la conlidération de fonobjet fans aucune application à la pratique, que l'objeten foitfufceptible ou non. La théorie de la Me"Jecine eftdonc la parcie de cette icience , qui , par le feul raifonne-ment , conduit à laconnoiffiwcedes fymptômes des Ma-ladies , & des moyens de les guérir , fans être éclairéepar les lumières de l'expérience, que la feule pratiquepeut donner.

THÉR1AQUE , affemblage monftrueux de fubftances fansnombre , dont la plupart fe combattent. En effet, outreune grande quantité de médicamens aromatiques, ilen entre , dans fa compofition , de céphaliques, de fto-machiques, de purgatifs, d'anti-fpafmodiques, de nar-cotiques, de cordiaux, d'abforbans , de diaphoniques ,â-c diurétiques , de vulnéraires , d'aftringens, &c. : il yentre du vin , du miel , des drogues amères & douces :]cs unes ont une odeur agréable, les autres fétide , &c.Quand on réfléchit fur cette compofition fans règle,on eft tenté de croire, dit M. Lieutatjd, que celuiqui en eft l'auteur , â pris indiftinctement tout ce quis'eft trouvé fous fa main. Néanmoins il eft arrivé, parun heureux hafard , que de ce mélange , fans principes& ridicule, il enréfulte un médicament qui ne le cede.en vertu à aucun de ceux du même genre , & qui eftprefque le meilleur remède alexitère, tonique & ttorqa-chique que la Médecine connoifie. On préparc la thé'Xomtf. M. m