43§ II e Partie , Chapitre LV, § III.
tité de liqueurs en fermentation , furtout s'ils ont
été tenus fermés pendant quelque temps. On a
mille exemples de gens tués fur le champ, en
entrant dans ces lieux, & d'autres qui ont eu
beaucoup de peine à échapper au danger.
n«ng&r- Quand on ouvre des fouterrains fermés depuis
ílmíet aáte long-temps, ou quand on nettoyé des puits pro-
lieux router- fonds , qui n'ont pas été vidés depuis longues an«
rains, dans / . • » „ i. i . -r
des puits , nées ■> » e s vapeurs qui sen exhalent , produifent
des forres, les mêmes effets que celles dont nous venons de
depuis Yéng-parler. C'eft pourquoi on ne doit point defcen-
temps. dre dans les puits, dans les mines , dans les fof-
fes , &c. ,dans d autres lieuxhumides & profonds
qui ont été long-temps fermés , avant qu'ils ayent
été fuffifammentpurgésde leur air méphitique, en
y brûlant de la poudre à canon , &c. ; comme nous
l'avons déjà fait obferver , Tome I , Chapitre II.
Moyen» \\ eft facile de reconnoitre quand Vair de ces
quand n raiv re î'eux eft mal fain & mortel. On y defcend une
de ces lieu chandelle allumée, du bois , de la paille enflam-cft mal-fam. . o c- t i ->■
mes, &c. Si ces corps continuent de braler, on
peut y defcendre en fureté; mais s'ils s'éteignent
iubitement , il faut bien fe garder d'y entrer , que
Vair n'ait été purifié par le feu , ou par l'eau ,
comme nous le dirons ci-après, pag. 446 & fuiv.
de ce Volume.
Accidcns La fomée des lampes & des chandelles, furtout
par la vapeur quand on les éteint , agit comme les autres va-
^ d"p pcs ' P eurs ' quoique plus faiblement & plus lente-
&J! ' S ' ment. On a cependant des exemples de gens tués
par la feule fumée de lampes éteintes dans de
petites chambres bien clofes; & les perfonnes
qui ont la poitrine foible & délicate , font, pour
l'ordinaire, promptementfaifies par de fortes op-
preßons, lorfqu'elles fe trouvent dans des a'ppar-
temens où il y a beaucoup de lumières.