Moyens de rappeler les Noyés à la vie. 425
noyé; autrement Voir qu'on lui introduiroit par labouche, pourroit fortirpar le nez, ce qui ren-droit cette opération infruftueufe. Mais en mê-me temps qu'on recommande de ferrer les narinesdu noyé , on obferve auflî qu'il ne faut pas les te-nir fi exactement fermées , que Y air ne puiife , detemps en temps, s'en échapper; on ne pourroitalors établir la rejpiration artificielle, dont nousvenons de parler. Il faut donc, de temps en temps,lâcher les doigts qui pincent le nez, & faire lescomprenions fur la poitrine & fur le ventre , re-commandée ci-deifus , page 423 de ce Volume.
Mais , quand on ne peutpas introduire de Y air Broncho»-dans les poumons, ni parla bouche, ni par lesna mie 'rines, il faut ouvrir la trachée-artère; & cetteopération, qu'on appelle, comme nous l'avonsdéjà dit, bronchotomie , ne peut jamais être faiteque par un Chirurgien très-inftruit ; nous ne nousarrêterons donc pas à la décrire.
(Dans le temps qu'on employe à la fois, au- Aïkaliyoi*-tant qu'il eft poffible, les fecours dont on vient foment"de parler, il faut encore eflayer de faire avaler aunoyé quelques liqueurs fpiritueufes , telles queValkali volatil fluor. On en met douze ou quinze Dort.gouttes dans une cuillerée d'eau; on les verfedans la bouche du noyé, & on lui tient !a tête pen-chée en arrière, pour en faciliter la déglutition.On réitère cette dol'e , plus ou moins, jufqu'à ceque la connoiifance & le pouls foient revenus.
Si, quelque temps après que le noyé a pris eireonitan-cette liqueur,on s'aperçoit qu'elle lui occafionne ^£"/.¿5^"ûes foulèvemens d'eflomac , qui le fatigueroient «que;en vain , parce qu'ils n'occafionnent point de vo-/n^2v72tvi.5 réels; dans ce cas, il fautdiflbudre troisgrains dCémétique dans trois ou quatre cuilleréesd'eau,qu'on lui fait avaler fucceffivement. S'ilvomit, on lui donne de l'eau chaude, pour facili- é
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