4^4 n« Part., Chap. L'y, § II, Art. I.
Le Dofteur Monro propofe , à cet effet, un
tuyau de bois , difpofé par une de fes extrémités
pour remplir la narine, & par l'autre, pour
qu'une perfonnepuifl'e y fouffler avec la bouche,
ou pour recevoir le tuyau d'un foufflet qu'on
employera dans la même vue.
Manière de (Lncanuteà ¿oucAe,qu'on trouve dans la Boite-
u'canuie à' £r2tre pàt, eil très-commode pour cette opération.
touche de ia On introduit un des bouts de cette canule dans la
Boite-Jim«. bouche du noyé LMÏiftant: prend l'autre bout
dans fa bouche & fouffle : lorfqu'il veut reprendrehaleine,ilpinceavec deux doigts le tuyau de peaude cette canule, afin que l'û/'rne forte point de lapoitrine du noyé : il pince également ce tuyau depeau,pour éviter les exhalaifons,qui s'échappantde Vefiomacán noy é,quand il commence à revenirà lui ,enfileroient ce tuyau> & viendroient fe per-dre dans la bouche djî celui qui fouffle. Ces exha-laifons font trop défagréables & trop dégoûtan-tes pour ne pas avoir la plus grande attention à leséviter.
Mais pour que cette infufflation ait lieu, il eftquelquefois néceflaired'écarter les dentsdu noyé,lorfqu'ellesfonttropferréespour pouvoir y intro-duire le bout de la canule. Alors on a recours aumanche de la cuiller de fer, lequel, dans cette oc-cafion , fait l'office d'un levier; & il eft important,,en voulant faire cet écartement, d'employer laplus grande prudence, pour ne pas s'expofer à.difloquer la mâchoire de celui qu'on voudroitfoulager.
Quand oh eft parvenu, de cette manière , à def-ferrer les dents,'\\ ¡faut les contenir ouvertes, en lesafiujettitTant avec un petit morceau de bois de Pé-paifleur de la tige de la canule à bouche , afin quel'introduftion en foit facile. On a auifi l'attention,pendant l'infufflation, de pincer les narines du