Traitement des Accident mortels , &c. 409
cette manière , il eft difficile de l'introduire fansblefler le malade.
Sixième moyen d'extraire les Corps arrêtés dansle goßer.
J'ai fouvent vu des épingles, ou d'autres Morcenudccorpspointus , arrêtés au paffage, en être retirés ^ nde AuT 'enfaifant avaler au malade un morceau de viandedurcie, attachée à un fil, & retirée , fur le champ,avec violence. Ce moyen eft plus fur que IV-ponge , & peut fouvent réuffir également bien.
Septième moyen d'extraire les Corps arrêtés dansle goßer.
Enfin , quand tous les moyens dont nous ve-nons de parler font infructueux , il en refte unautre, c'eft de faire vomir le malade. Mais il nepeut être d'une grande utilité que pour les corpsiimplement engagés; car, dans les cas où ils fe-roient accrochés, ou implantés dans l'un des côtésdu gofier, le vomijfément pourroit quelquefoisfaire beaucoup de mal.
Si le malade peut avaler , on lui donnera , pourle faire vomir, trente ou quarante grains d'ipéca-euanha , en poudre.
Dans le cas contraire, on eiTayera d'exciter levomijjèment , en irritant le gofier avec une plume.Si ce moyen ne réuffit pas encore , on donnera unlavement avec la décoction de tabac : ce lavement fefait de la manière fuivante.
Prenez de tabac en corde, une once
Faites bouillir dans une quantité d'eau fuffifante ;ce lavement a fouvent fait vomir, tandis qu'onavoit en vain tenté tous les autres vomitifs.
( Le lavement de tabac , regardé comme une
Vomifle-ment. Cir-conftancesoù il peutêtre utile.
Ipecacus*.ha.
Lavcmenc
* '. ; -
avec la dé»
coition de
tabac. Ma-
nière de le
préparer.
Son irapov