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4 (1792) (1792)
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Traitement des Fractures.

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faignée le lendemain , fi le malade a beaucoup defièvre. La faignée eíl furtout indifpenfable , quandCe font les côtes qui ont été fraclurées.

Quand il y zfraclure à quelques uns des gros os Reposa« «t.qui fupportent le corps , comme à celui de lajambe , ou de la cuifie , il faut que le malade gardele lit pendant plufieurs femaines. Il n'eft pour-tant pas néceifaire , comme on le croit ordinaire-ment , qu'il relie , pendant tout temps , couchéfur le dos. Cette lituation épuife les forces, gênele malade, lui écorcbe h peau, &c.

Au commencement de la troilième femaine , Quand onon peut le lever quelques heures dans la journée , ^ ( }| # ver Iele tranfporter fur une chaife longue , fur une ber-gère, &c. Ce changement de pofitipn lui paroîtratrès-agréable, & lui fera beaucoup de bien. Ce-pendant il faut avoir la plus grande attention,lorfqu'on le lève, qu'il ne fafle aucun mouve-ment, parce que l'action des mujchs, en géné-ral, pourroit déranger les portions d'os de leurplace (a).

Il eft de la dernière importance de tenir le ma- ftm <¡m

(«) On a imaginé plufieurs machines pour fufpendrel'action des mufcles , & contenir les fragmens de l'os cafl'e.Mais comme la defcriptipn de ces machines , fans figures ,feroit de peu d'utilité, nous renvoyons le Leéteur à l'Ou-vrage, peu coûteux & très-utile, fur la Nature ê? la Guérifondes Fraüurts , publié il y a quelque temps , par M. Aitken ,Chirurgien d'Edimbourg, mon ami (au Traité des Maladiesdes Os, par feu M. Petit, aux Ouvrages de Mrs. Louis ,1a Fayb, &c. , aux Mémoires & aux Prix de l'Académiede Chirurgie. )

M. Aitken a non feulement donné dans cet OuvrageY Hißtita de toutes les Machines recommandées pour les Frac-tures par les Auteurs qui l'ont précédé, mais encore il en s.décrit plufieurs de fa compofition, fingulièrement avanta-geufes pour contenir les os fracturés, & très-utiles dans lestas on eft obligé de tranfporter les malades (qui ontQuelques \itfues fraiïure'ei') d'un lieu dan» un autre.