3 8î II e Part. , Chap. LIV , § I , Art. 1ÍI.
/raclures qui viennent de caufes internes, tellesque le/corbut, la vérole, &c. , & qui font accom-pagnées de carie , ne peuvent être guéries qu'onn'ait détruit ces caufes , & qu'on n'ait amélioréla conßitution du malade.
Article III.
Traitement des Fractures.
Secours internes.
i-orfque l'os Lorsque c'eft un os confidérable qui ett/rac-frafturé eft turé, il faut que le malade obferve, à tous égards,
conüdéra- i )•>„„ * ,, b i
b¡e> la acete que nous avons recommandée contre la
fièvre continue aiguë ou inflammatoire , Tome II,Chapitre IV, § III.Uvemens. On le tiendra tranquille & fraîchement; on luilâchera le ventre avec des lavemens émolliens :iï la/raclure le met dans l'impoflîbilité d'être re-mué, & , par confçquent, de recevoir des lave-mens , on lui donnera , dans la même intention,Reiâchans. des alimens de nature relâchante , comme despruneaux, des pommes cuites dans du lait, desépinards bouillis, &c.
Nous devons cependant faire obferver ici queles perfonnes qui font habituées à faire bonnechère ne doivent point être tout à coup réduitesà une diète trop auftère , qui pourroit , dans cecas , entraîner des fuites très-fâcheufes. On eilfouvent forcé de fe prêter à des habitudes mau-vaifes en quelque façon, & même lorfque lanature de la Maladie demanderoit un,traitementtout différent,circonßan- I' eft, en général, néceflàirede/â/gnirle maladeces qui indi- immédiatement après une /raclure, furtout s'il eftquem îa r«-j eune ^ re pj et ^ gj s 'jj a en m ê me temps reçu quel-ques contufions & meurtrij/ures ; on répétera cette
>