Remedes confíe le Cancer , &c. 437
pas contraire à ceux qui y font accoutumés, ttonplus que l'uíage modéré des acides.
M.Stoiíck avoue qu'il ne peut fixer le tempsau bout duquel un cancer peut être guéri par l'u-i \\ge de la ciguë : cependant il rapporte que l'ayantdonnée pendant deux ans à très-grandes doles ,/¿ins aucun fuccès apparent , il eil arrivé qu'elle auni par guérir le malade en en continuant l'ufagefix mois déplus. Cette obfervation fufîît pour en-courager à en faire l'eflài dans toutes les formes.
Quoique nous foyons loin de croire que la ci-guë mérite les éloges exceflifs que M. Storck1 ui a donnés , cependant nous croyons que , dansune Maladie qui fe joue, depuis fi long-temps,de toutes les reiîburces tant vantées de la Méde-cine, on doit toujours /a tenter (s).
Temps pen-(tant lequelil faut pren-dre ce reme-de.
La ciguî ¡i'apasripondu,
en Angle -terre, aux¿loges qu'onlui a dormisen Aliena«gue;
(5) On trouve dans Je Journal de Médecine du mois de Ni en F;Juin 1760, tous les détails qu'on peut défiter relativementà ce remide : on peut même confulter la; Diffettation de M.Storck , traduite en françois , fut l'ufage dala cigul, 1761,& qui fe trouve à Paris chez Didot. Mais il faut avouerque nous ne fommes pas plus heureux que les Anglois, &que, fila ciguë n'a pas répondu, en Angleterre, aux élogesqu'on lui donne en Allemagne, fes effets ont encore étémoins marqués en France. Elle a réuffi quelquefois commeremède palliatif. Elle a ramolli, & même, à ce qu'on dit , afait difparoître des tumeurs fquirreufes ; mais on eft encore àen attendre une guéri fon complette du cancer.
Nous n'avons donc aucun remède afluré contre cette cruelle il n'y s de
Maladie, fi l'on en excepte ¥ extirpation fuivie des ea«-remèdes aifu-
tères; encore, comme le dit M. BucHAX, eft-ellc fou-*** **>"""
', ,,' , , j r> „ cette Mala-
vent Jans fucces, parce qu'on y a recours trop tard. Un a . e ( , e , _
propofé des Prix pour les longitudes & pour d'autres ob- t ¡ r p a tioji fai-jets, fans doute fort importaos : i! eft temps que les Sou te de bonneverains & les Gouvernemens de l'Europe viennent auTieure-,(uivfafecours de l'humanité fouffrante, en propofant également dectuterçs,des Prix pour Ja guérifoa de ces Maladies formidables « pour
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