■M1
324 II* Partie, Chap. XLV,§ IV, Art. IV.
imprudens luxer les membres des malades, enempêchant qu'ils ne fe fiflent du mal. Voilà toutce que l'on peut & doit faire.inutilité de il eft encore inutile de préfenter au malade desremèdes"™! odeurs Jpiritueufes t de lui appliquer des remèdespofes dans acres , de lui faire des friclions , &c. L'action destouTdes fter- ner f s > qui font le fiége du fentiment , étant abfo-numtoires. lument nulle , tous ces moyens n'opèrent rien ,& ne doivent opérer rien du tout. Les odeurs féti-des , les poudres propres à exciter Yètemâment ¿font dangereufes.ce que Véternûment commence par une fufpenfiónc'en que i*é- dans \ à refpiration ; & cette fufpenlion ne peutexifter , fans accumuler le fang dans les vaijfeauxde la tête , où il y en a déjà trop. Uétemûment eftlui-même une convulfion , qu'il eft ridicule de^e-gardercomme propre à en faire ceifer d'autres.La fiiignée ^ n a beaucoup difputé fur les avantages & leseft rarement défavantages de la jaignèe pendant Yaccès; cetoisrlcrti. q u ' il y a de certain , c'eft que les hèmorrhagi&s dane\ , qui fe font quelquefois manifeftées dans cescas , n'ont pas paru fdulager le malade , & on doitcertainement encore moins efpérer des faignées.Cependant lorfque la violence des fymptômei
Circonftan*'quent ; m"* de Yaccès , la force & la dureté dapouls, la rougeur
rf
faite,
£ par qui eue du vifage, & le gonflement des veines du cou &de la tête , prouvent qu'il y a pléthore dans cettepartie ; je crois , dit M. Tissot , qu'il faut fe dé-terminer fur le champ à h/aignée, mais à lafai-gnée d'une des jugulaires.
La Jaignèe peut être indifpenfablement nécef-iàire fur la fin de Yaccès , quand les fignes donnésde la pléthore du cerveau fubfiftent encore , & fontcraindre un engorgement apoplectique ; mais cesJaignées ne peuvent être faites que par des mainstris-adroites & très-exercées, les mouvemens