Régime contre la Dysenterie. 43
Le pouls foible, le froid des extrémités , la diffi- Mortels.cuité d'avaler & les convulfions , font des lignesd'une mort prochaine.
( En général , plus ¡eßng eft abondant , plus la(jyjfenterie eft à craindre. Ce n'eft pas que cellesappelées dyjfenteries blanches ou ßreufes , pWeque les malades ne rendent point de Jàng dai 3 les/elles, foient pour cela fans danger. Comme cesdernières font ordinairement épidémiques , ellesfont, au contraire, très-redoutables. Elles fontauflï funeftesquele£vW¿/77wor¿tt.y ¿dont , dit M.LibUTAUD, elles ne peuvent être difiinguées. Ladyjfenterie des enfans & des vieillards , des carhéti-cjues , desfeorbutiques & des femmes en'couches ,tft toujours dangtreufe. )
Régime qu'il faut preferiré à ceux qui font attaquésde la Dyjfenterie , ou du Flux de fang.
Rien déplus important, dans cette Maladie , Aw«mmque h propreté; car fi elle contribue fingulière- prête?'*"ment au t'oulagement du malade, elle n'eft pasmoins utile à la fanté de ceux qui le foignent. Eneffet, comme la mal-propreté augmente & pro-page inconteftabiement le danger des Maladiescontagieufes , il n'en eft pas où cet effet foit mal-heureufement plus affuré que dans la dyjfenterie.
Il faut donc changer très-fouvent les malades Ve dwngerattaqués de cette Maladie, de ce qu'ils ont fur uvu¡g^Seleux. Une faut jamais foufFrir que les excrémensreftent dans leur chambre: il faut les faire em-porter fur-le-champ,& les enterrer profondé-ment.
On fera circuler perpétuellement un air frais pe r,¡ rdans leur chambre : on l'afpergera fouvent de vi- ^V^dSnaigre ou dtfuc de citron , ou de tout autre acide amour des
ûiai.nies.