Remèdes contre V Inflammation du bas* ventre. » f 9
fes cuiffes ; & quand tous les autres mo\ ens of«échoué, ceiui-ci mérite an moins i'etre tei té.A la vérité, ii n'eii pas iàns danger; matt ilvaut mieux, dans ce cas défeipéré, employerun remède incertain, que de ne point en em-ployer du tout.
On acoutume, dans ies casdêïeiperes, d'ad-rninifirer le mercure cru. On le cionne à plufieursonces, même à une livre; mais il ne faut jamaisaller au delà (a).
Lorfqu'il y a lieu de foupconner la gangrènedans le ventre, il ne laut pus tenter ce remèce.Incapable alors de guérir le maiaae, il ne uroit que hacer la mort : mais quanu la con-nexion ou ie (Jûl;ement des intefiins elt de n.ture à pouvoir être guéri pur ia force , le merca eeíl atora non feulement un remède convenauie ,mais encore le meilieur que 1 on puiflé admi-nifîrer, parce qu'il eiî de toutes les fubiïancesque nous connoiiîbns, la plus propre à fe faireun paffage à travers ¡e canal inteßnal.
Si la Maladie eft caufée par une dejcente,\\ fauttâcher de faire rentrer ■ 'inteßm. Pour cet effet , onpofe le malade de manière qu'il ait la tête très-bafié , & on preflè légèrement, avec les doigts& la main , Vinteßin forti. Si ce moyen , les» lavemens & les fomentations ne réulTiffent pas , ilfaut avoir recours à l'opération chirurgicale , qui
Wereûte
cru;
Avantageuxlorfqit'o 1n'a pas litude cr.ïla gangrène.
Ce qu'il fautfane lorfqueuA-
tion i^ii bas-ventre eftoccfioniidepar une clef.cente.
(a) Quand on donne le mercure à trop grande dofe, ilmanqje fon effet , parce que faifan bailler, par fa pefan-teur, ie fond de l'eftomac , ce minéral ne peut plu? palier parle pylore , ou par l'ouverture de • 'e/iomnc qui conduit auxintefiins, ninfi que nous l'avons fait voir , Tom. I , Chap. II,note 3 Dans ce cas, on eft. obi ige d^ fufpqndre le rnaiadepar les talons, afin gu'il puilTc rendre le mercure par labouche,