Régime contré la Petite- PVrole. 209
Maladie interne, à plus forte raifon doit-on y faire »mire famiattention dans la petite-vérole. Les Maladies de la f£ v r 'peau ont fou vent pour caufe la mal-propreté feule;elle eft donc toujours capable de les augmenter.
Si l'on peut changer le malade de linge tous , Av an»ge
. . * , ../ *l !• . . " r ¿changer le
les jours, on le rainuchira , on le recréera imgu- malade delièrement. Il eft vrai qu'il faut avoir attention de f^ s tom1 '*n'employer que du linge très-fec, comme nous AveC quei-l'avons recommandé , Tome 1, au Chap, cité ci- 1? précau- 'deffus. Il faut encore qu'il foit chauffé , & ne le "&£mettre au malade que quand il a le moins chaud.Malgré tout ce qu'on a pu dire contre le régime Préjugé du
, 1 iï 1 « n ■ F ? , ,• /1 peuple fur
¿chauffant dans la petite-verole , Je préjuge du pu-]e regimeblic eft encore à cet égard li fort dans ce pays, Échauif ' iurque l'on voit tous les joará nombre de gens tom-ber dans cette erreur.
J'ai vu de pauvres femmes voyager îdans le Exemp t*plus fort de l'hiver , portant avec elles leurs en- j D i v - n>l, ! 1 '" cfans ayant la petits-vérole .-j'en ai fouvent obfervé en nircte , 'd'autres mendiant fur les chemins avec leurs en- SSJÍü! , eu
», _, • piciu «ir i -^
fans lur leurs bras, couverts de boutons, & je malades ««-••n'ai jamais ouï dire qu'aucun de ces enfans fût p^/.yé'îrriort de cette efpèce de traitement. Il n'eft guère roie,poffible d'offrir d'exemples qui prouvent d anemanière plus évidente qu'on peut au moins enfureté expôfer en plein air les malades attaquésde la petite-vérole.
Cependant ce n'efî pas une raifon pour les flWáutexpofer en public: il eft très-commun de voirai? d*" 1 ^"aujourd'hui ces fortes de malades prendre IVrpromenadesdans les promenades des environs des grandes pourquoi'?Villes. Cette conduite , qui fatisfait la vanitédes Inoculateurs t eft dangereufe pour íes Ci-toyens, & contraire aux égards qu'on doitäl'humanité & à toute bonne police, puifqùece?malades peuvent répandre la contagion.
Tome II, O