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Du traitement générai des Fièvres.
Qu'y a-t-iï au monde qui paroiflè auffi ptoure Effetsavan-à diminuer la chaleur, à atténuer les humeurs »S,^.à détruire \esjpajmes & les obßruclions , à favo- gères &rifer la tranfpiration , à exciter les «^«jenfin,»^
vres aisues.
Les bons Auteurs ont autant improuvé les remides com- Sentimentpofés, que leur multiplicité : plufieurs même ont avancées anciensqu'on pourroit guérir , avec moins de danger , toutes les Ma- J" comno-ladies aiguës, par la feule boiffon & la diète. IIyppocratx fés & fttr "me traitoit fes malades que par le régime : Ettmulleb. leur muni-laiflbit les liens pendant plufieurs jours à la limpie boiffon :plicité.Sydenham prctendoit qu'il falloit rapporter aux remèdesdonnés à contre- temps , la plupart des Maladies les plusgraves : Baglivi crioit contre J'abus qu'on en faifoit deion temps , & affuroit que la plupart des fymptimes formi-dables , qu'on met fur le compte des Maladies aiguës, doiventêtre imputés aux remèdes : Hoffmann, qui a écrit furce fujet , s'élève hautement , tant contre les remides trop com-pofés, que contre leur multiplicité, &c.
Que le témoignage de ces grands hommes, de ces vraisamis de l'humanité, ouvre donc les yeux du public; qu'ilapprenne à connoître les vertus & les propriétés des fubf-tances limpies qu'il a fans ceffe fous la main ; qu'il apprenneà en faire ufage, & il ne tardera pas à être convaincu de cesvérités : que la Médecine confifte eflentiellement dans l'ob-feTvation & l'imitation de la Nature ; que le régime appro-prié cil le feul fecours dont elle ait befoin dans les Maladies ,où les forces du malade font en raifon de l'activité fcsfympto-mes; que l'on ne doit fe fervir de remèdes que dans les cascontraires , & qu'alors on doit toujours préférer les plus Am-ples aux factices , aux compofés.
Nous efpérans qu'on ne nous reprochera pas, de donner Ce qu'onimproprement le nom de remèdes fimples MX fruits*, aux plan- doitenten-tes, aux grames , aux racines, à Veau. Nous favons que ce dreparremè-font des fubitances très-compofées ; que ce font des mixtes " esum P les 'îéfultant de leurs parties conltituantcs , lefquelles font hété-rogènes & de nature différente. Mais, fauta de terme , nousfouîmes obligés , avec tous les Auteurs que nous venons deciter, avec tous les Praticiens, d'appeler remèdes fimples tousceux que nous employons tels que nous les recevons desmains de la Nature , en oppofition avec ceux qui font leiéfukat 4e la combinailon des hommes.
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