Du Traitement général des Maladies ,&c. ? ;
CUtent \es fondions vitales & animales , telles que «£ ' a refpîra»la refpiration, la digeßion, &c. &tn, a &c.
Enfin il faut demander au malade quelles font QueMonsles Maladies auxquelles il a été le plus fujet , & i* '" fav l f ¿j"quels font les remèdes qui lui ont été les plus falu-taires. II faut même lui demander quelle efpècede médicament lui eil le moins défagréable ; s'il a
tout les gins de hures., ne veulent point être malades; & l'état deMa-quoique leur fanté dépériflè vifiblemcnt , ils refufent opiniâ- ladie & furtrément de rien avouer. Les autres, au contraire, veulent leurs Mala«avoir toutes les Maladies qu'ils entendent nommer, ou dont liies 'on leur fait une defeription frappante. Us répondent tou-jours affirmativement aux queiîions qu'on leur fait; de forteque, quelques multipliées qu'ayent été ces queftions, on fetrouve au/H peu avancé , que du moment où l'on a commencéà voir le malade. Dans l'un & l'autre cas, fi l'on ne peutconfuker d'autres perfonnes que le malade, il n'y a que lafagauté & l'expérience qui puiffent tirer du chaos où l'ona été plongé parces réponfes infîdieufes. Ceux-ci retranchentde la defeription qu'ils font de leur Maladie, pour ne pasêtre aifujettis à tel régime , à tels remedes; & ce défaut eftcelui des jeunes gens, des débauchés , &c. Ceux-là ajoutentà cette même defeription , pour fe faire adminiftrer tel outel médicament , &c Enfin , le goût de l'homme pour le mer-veilleux, fon penchant pour la diiïïmulation & fon éloigne-ment pour la vérité , femblent être tellement de fon effence ,que la crainte de ruiner fa fanté, & même d'expofer fa vis,n'eft pas toujours capable de l'en faire triompher.
On ne fauroic donc apporter trop d'attention dans l'exa- n ne fautmen d'une Maladie. On ne doit ménager, ni le malade, ni dans lerap-ceux qui l'approchent. Mais il ne faut dans leurs réponfes port du mala?que de la franchife , que de la vérité. Un expofé clair & f^lf-^s-fimple , même dépourvu d'ordre & de ftyle , inftruit bien ¿¿ lavírití»davantage que toutes ces deferiptions pompeufes, où l'ef-prit altère prefque toujours les faits. La manie des deferi-ptions brillantes de Maladies eft , pour le dire en partant,une des raüons principales qui fait que la Médecine par con-futation, eft fi fou vent en défaut.
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