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Première Partie.
les heures du jour, jufqu'à ce que leurs organesayent acquis affezde force pour recevoir les ger-mes de l'inftru£tion ; ce qui peut arriver plus oumoins promptement , fuivant le plus ou le moinsd'intelligence dont fera pourvu le fujet.
Ce n'efî pas qu'il fai/ienégüger les difpofitionsdès qu'elles fe présentent ; mais tes pères & mères,guidés par la raifon , fauront proriter des cir-conftances, & leur tendreife leur apprendra àne point nourrir l'efprit aux dépens du corps. Lafanté eft le premier des biens : ians la lamé , pointde bonheur. Les talens, les agrémens de l'ef-prit , les connoiffances , la fcience , &c. , ne fontdes acquifitions utiles & fatisfaifantes pour lafociété & pour foi, qu'autant que celui qui lespofsède jouit des facultés néceifaires pour lesfaire valoir; mais quand le corps eft débile &malade , Vefprit eft t'oible & languiftànt.
On ne forcera donc jamais les enfans au tra-vail , de quelque nature qu'il foit , avant que leurconfiitution foit bien établie , ou l'on aura foin dene leur en faire qu'un amufement. Mais il n'y aque les pères & mères qui foient capables de cetteattention. Ce feront donc eux qui élèveront eux-mêmes leurs enfans Ils ne leur apprendront quece qu'ils favent. Qu'ils ne fe mettent point enpeine :fi leur enfant eft deftiné à en favoir da-vantage, le goût, qui fe développera avec l'âge,indiquera furement l'efpèce de travail ou defcience pour lequel il eft né.
Le bain froid étant une efpèce d'exercice , il eftd'autant plus intéreffant d'y habituer les enfans,que ces enfans habitent dans les Villes , & fontrenfermés dans des appartenons toujours troppeu aérés.
Les enfans ont befojn de beaucoup de fom-