Sota Pu.EMiKR.ia Partie, Chap. XL,$ V.
tent fin eHei-mêmesà leur malheureufeexiftence.
t«Religion, H eft bien malheureux que la Religion foitcor-
fou s fi fo'i e v e rai rom P ue au point de devenirla ca ufe des maux
pointue vue, vxiêmes qu'elle eft deftinée àfoulager. Rien de
e"ie-memeiePl us capable que la Religion Chrétienne, d'éle-
reiuide. v er & de fjutenirie courage des Fidèles audeiTus
des afflictions auxquelles ils font en butte. Elle
enfeigne que les fouffrances de Va vie font pour
bous préparer au bonheur futur , & que ceux qui
certifient dans la pratique des vertus , jouiront
un jour d'une félicité fans bornes.
Lès Prêtres, dont le devoir eft d'enfeigner laReligion au peuple , devroient fe garder de péné-trer trop avant dans les matières obicures : lapaix, lu tranquillité de l'ame, que la vraie Reli-gion fait fi bien infpirer, eft un argument en falaveur , plus puiflant que toutes les terreurs donton nous épouvante. La terreur peut, à la vérité ,détourner les hommes des crimes extérieurs;mais pouvra-t- elle jamais leur infpirer l'amour deDieu & du prochain , en quoi confute toute lavraie Religion 5 ?•eutmoyen Je conclus, en difant que le meilleur moyenfc'ftfour- de s'oppofer à la violence des paffîons t &de pre-valence des venir les altérations profondes qu'elles ne man-dons, quent jamais de jeter dans la co/î/Z/tafr'0/2 &danslçtempérament ,eft deié livrer à celles qui font op-pofées , & d'appliquer fon efprit à des occupa-tions utiles.
(D'aprèscc qu'on vient de dire des paßons dansce Chapitre, nous devons en conclure, avec lesphiioibphes , qu'elles prennent toutes leurs four-dans lestem- ces dans les temper amens. Tout eft enchaîné dansperamens. ^ Nature. Le phyfique & le moral y font unispar les liens de la plus étroite intimité. Si on tesa négligés, ou féparés l'un de l'autre fi fou vent,
Toutes les
jsfiionsprennentleur fource