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1 (1792) (1792)
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De la Peur & de la Crainte.

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enfin feignent brufquement de courir après eux,leur font cogner la tête ou autre partie contrequelques corpsdurs, qui les bleifent gravement.Je ne timrois pas, fi je voulois énoncer ici lesinconvéniens qu'il y a de laiifèr jouer les enfansavec des gens de cette efpèce).

Mais ce ibnt les effets fucceffifs de la peur, ta crain»

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qui deviennent , en general , plus dangereux : la d'uneawa.crainte confiante d'un mal futur, en féjournant ciie.occa-dans lame , occahonne iouvent le mal même que vem cettel'on craint. De là il arrive qu'un grand nombre M*i*H» mi-de perfonnes font mortes des mêmes maiadiesqu'elles avoient appréhendées pendant long-temps , ou dont quelque accident , quelque folleprediction les avoient frappées. C'eft fouventlecas des femmes en couches. La plupart de cellesqui font mortes dans cet état, avoient été frap-pées de l'idée de cette efpèce de mort long-tempsavant qu'elles accouchaffent ; & il y a granderaifon de croire que cette impreffion a fouvent étéla feule caufe de cette mort.

La manie qu'ont plulieurs perfonnes de ne tes femme»parler de Yaccouchement , qu'en le repréfentant^^", 0 ^accompagné de douleurs Ssc de dangers , eft très- exemple,nuilible aux femmes. Peu de femmes meurenten travail , quoiqu'un afièzgrand nombre meurten couches; ce qu'on peut expliquer de la ma-nière fuivante. Une femme , après être délivrée ,fe trouvant foible & épuifée , fe croit tout auffi-tôt dans le plus grand danger ; & cette crainteeft telle, que fouvent elle fupprime les évacua*tions néceflàires , dont dépend fon rétabliffe-ment. C'eft ainfi que les femmes font fouvent lavi£time de leur propre imagination , pendantqu'elle» ne courroient aucun rifque , fi elles u'ap-préhendoientpas.

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