Des Gens de Mer.
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tranfpiration.lïs ne doivent point, dans ces cas,avoir recours aux liqueurs Jpiritueufis , ni àd'autres liqueurs fortes: ils doivent, <iu con-traire, prendre des baillons douces & dél.ty ja-tes, chaudes à un certain degré: i s douentfe coucher immédiatement après, & ils trou-veront dans un fommeil profond & dans unedouce tranfpiration , le recouvrement de leurfanté.
Mais ce qui nuit le plus à la fanté des Ma- Quels a#.telots , c'eft la mauvaîfe qualité des alimens. $££?£L'ufage continu des provifions falées, vicié le» Marins,humeurs , occafionne le fcorbut & d'autresmaladies opiniâtres. Il eft difficile de pré-venir ces maladies dans des voyages de longcours : cependant nous ne pouvons nous ima-giner qu'on ne puifle entreprendre & effectuerces voyages importons, fans être néceffairementexpofés à ces accidens.
Par exemple, différentes efpèces de racines, végétauxde légumes, de fruits, peuvent être confervé* "¿''"ova"«long-temps fur mer: tels font les oignons, le>*Unwir.pommes de terre , les choux , les citrons , les oran-ges , les tamarins, les pommes, &c. Quand onne peut conferver ces fruits , on en exprime lesfucs , que l'on garde, ou frais, ou formantes. Ils'doivent fervir à aciduler toutes les boiflbns ôçtous les alimens des Navigateurs , dans les voya-ges de long cours.
Le pain raffis & la vieille bière, contribuentbeaucoup à corrompre les humeurs : on peutconferver à bord de la farine pendant long-temps, avec laquelle on pourra faire tous lesjours du pain frais. On peut auflî conferver dumoût de bière en pâte, ou du malt: on le faitànfufer dans l'eau bouillante pendant quelque