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fortes d'occupations rendent les hommes foibles,efféminés, incapables des fatigues de la guerre ;au lieu qu'un travail de peu d'heures, fait enplein air, endurcit les hommes aux intempériesdes faifons, fortifie leurs membres, augmenteleur force & leur courage.)
Article III.Des Gens de mer.
Les gens de mer doivent également êtreplacés au rang de ceux qui s'occupent de travauxpénibles. Ils ont beaucoup à fouffrir des chan-gemens de climats, de la violence des temps,des mauvaifes nourritures , des travaux fatigans,&c. Ces hommes font d'une fi grande importancepour le commerce & pour la fureté de ceRoyaume, qu'on ne fauroit trop s'occuper desmoyens de conferver leur ianté.
Caufes des Les plus grandes caufes des maladies des Ma-rins, font les excès. Quand ils abordent après unlong voyage , fans égard au climat , ou àleur pro-pre conftitution , ils fe livrent , fans rcferve , à tou-tes fortes de débauches; ils continuent fouvent,jufqu'à ce qu'une fièvre vienne les faifir & termi-ner leur vie. C'eft ainfi que l'intempérance, &non le climat, eft fouvent la caufe qui fait périrnos braves Matelots fur des côtes étrangères. Cen'eft pas qu'il faille retrancher de la nourrituredes Marins; mais ils trouveront dans la tempé-rance le meilleur remède contre les fièvres , &contre la plupart des autres Maladies qui les dé-truifent.
Moyens de Les occupations des Matelots ne leur permet-te prévenir. te nt pas toujours d'éviter d'être mouillés : quandcela arrive, ils doivent changer d'habits, &prendre les moyens convenables pour rétablir la
Maladiesnés Marins.