De ceux qui s'occupent âe travauxpénihles. 103
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Des Gens de fatigue i des Soldats ou des Gens deguerre, & des Marins ou des Gens de mer.
Article premier.
Des Gens de fatigue , ou de ceux qui s'occupent detravaux pénibles.
Quoique les ouvriers qui s'occupent de tra-vaux pénibles, foient, en général, de tous leshommes ceux qui fe portent Je mieux, cepen-dant la nature de leurs occupations & les lieuxoù ils travaillent , les expofent à des maladiesparticulières.
Les Laboureurs , par exemple , expofés aux Maladiesviciflitudes de Voir, qui, dans ce pays, font? ux 9 uelle ?.louvent très-lubites & très-confiderables, fonties Lat>ju~fujets à la fuppreflîon de la tranfpiration , au reurs -rhume, à la toux , à l'efquinancie , à la pleurèfie,à la péripneumonie , aux coups-de-Joleil , aux rhu-matifmes , ma fièvres & autres maladies inflamma-toires. Ils font encore fouvent contraints de forcerleur travail , & de porter des fardeaux au deifusde leurs forces : de là des ruptures de vaijfeaux,l'afthme, dès defcentes , &C.
Ceux qui travaillent en plein air , font fouvent Les gens quiattaqués de fièvres intermittentes, occafionnées par travaillantl'alternative fréquente du chaud & du froid , par en p air Jla mauvaife nourriture; par l'eau corrompue, &c.Refter aflîs ou couché fur la terre humide ; relierexpofé mxferein , à l'air de la nuit, &c. , peuvent'caufer les mêmes maladies , & ces hommes yfont fouvent forcés.
Les hommes qui portent des fardeaux pefans , LesCroche-tels que les Çrocheteurs , les Journaliers & ceux qui journaliers ,
G iv
fie.