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Sdvreufes.
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42 Première Partie, Chap.1, § IV.
gés , elles ne favent obéir qu'à une mauvaise rou-tine, que la parefle & l'avarice rendent plusmauvaife encore.•Dífthsdes Aufll les alimens les plus indigefles , plutôtpropres à empâter & à raflafier les enfans,qu'à les nourrir, feront toujours ceux qu'ellespréféreront; & leur parefle les portera à laiiïèrcroupir ces petits malheureux dans l'ordure plu-tôt que de troubler l'ordre qu'elles prétendentavoir mis dans leurs maifons -, &par lequel ellesont fixé à une certaine heure de temps de leschanger. Si ces enfans viennent à tomber ma-lades, ils manqueront de tout; iis périront, àmoins que la diète ne foit le feul fpécifique con-tre leur Maladie.
Les Sévreufes entaffent les enfans dans de pe-tites chambres , qu'elles appellent des dortoirs:quel que foit Voir qu'ils refpirentdans le jour,celui de la nuiteft plus quecapab/ed'en détruireles bons effets. J'ai vu chez une de ces Sévreu-fes, douze lits, fans compter celui'dela domef-tique ,dans une chambre fi petite, qu'il reftoità peine la place d'une chaife , & que , pour faireles lits, la domeftique étoit obligée d'en fortirla moitié. Ajoutez que la plupart de ces petitslits avoientun pavillon, qui lesfermoit prefquehermétiquement. Il eft, en vérité, étonnantqu'onne trouve pas plus Couvent de ces enfans mortsle matin. D'après ce tableau , quelle eft la mèrequi devroit refufer de févrer elle-même fonenfant 0 !)
Les enfans font paroître de bonne heure del'in-clination pour mâcher tout ce qui fe trouve fousleurs mains. Si Jes parens s'en aperçoivent, ilsn'en connoiffent point, en général , le but: car, aulieu de leur donner quelques chbfe« qui puiflent