J4 Première Partie, Chap. I, § I.
obfervant lesfymptômes de leurs maladies, & en
interrogeant, foit les Nourrices, foit les perfon-
nes qui les entourent. De plus , les maladies des
Et moins enfans étant moins compliquées que celles des
qu<¡e»¡ 1 " adultes , elles font auffi plus faciles à guérir.
On dit communément que les maladies desenfans font auffi difficiles à connoître , qu'à gué-rir. Cette opinion a épouvanté la plupart desMédecins , qui ont refufé d'apporter l'attentionnéceiïàire pour les découvrir. Je puis cependantdéclarer, d'après ma propre expérience, quecette opinion eñfans fondement, & j'affure, aucontraire, que les Maladies des enfans ne font,ni auffi difficiles à découvrir, ni auffi longues àguérir que celles des adultes.
(Il faut pourtant con venir que les maladies desenfans entraînent , en général , plus de difficultésque celles des adultes. Mais il n'en faut chercherla caufe, ni dans Pimpoffibilité de les reconnoitre,ni dans leur intenfité. Il eft certain qu'en interro-geant avec attention Jes perfonnes qui les en-tourent , on eft autant inftruit qu'il foit néceflairederêtredeleursTnaladies,qui,commerobfervetrès-bien l'Auteur , ne font que peu ou point com-Vraie caufc pliquées. C'eft dans la manière don t ils ont été éle-t d "qu'on" 1 " vés, qu'il faut chercher /a caufe de cette difficulté.éprouve Prefque tous les enfans, jufqu'à l'âge de quatre ouwmenfdes cinc l ans, font ce qu'on appelle des enfans gâtés.Maudtesdes Accoutumés à faire leur volonté , & fouventjuf-qu'à l'opiniâtreté , on les voit refufer de prendreles remèdes , les alimens , les boiffons mêmes lesplus agréables. Ils deviennent alors victimes né-ceifaires de la maladie , foit parce qu'ils n'ont prisaucun des remèdes propres à la combattre , foitparce que , pour les leur faire prendre , il a falluemploy er contr'eux la force &. la violence, & que,
caftas.