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sarcruissent, dont ils se nourrisseal, et«lerne dont ils se reproduisent; mais latrcs-grande partie de ces Aires s'cn distin-gue au premier abord au moyen des ca-racteres que nous avons donnes ci-dessus.
Le nomiire des animaux qui, portantpar-tout avec eux la vie et le mouvement,peitplent la surface de ia terre, traversentles airs, animent les eaux, s'enfonrentsous le sol, on s'agitent au sein de tous lesCorps organises, est immense; surpassantde beauroup celui des plantes connues ,il effraie v eri t ab lernen t rimagination, etcependant on a ge'neralement le plusgrand inter&t ä (e^ ctasser, ä les coordon-ner d'une maniere syste'matique , qui soitcorame le fil d'Ariane et qui fasse par-courir avec securite les detours multipliesd'un vasle labyrinthe.
Pejidanlunelonguesuited'annees, toutesles classifications zoologiques imagine'esont ele arbitraires et plus ou moins in-coherentes. Aujourd'hui qu'on a mieuxetudie la structure interieure des ans-maux, qu'on a avec exartitude compareleurs facultes et les fonctions principalesde leurs organes , on a pris pour base uncaractere universellement apprecie,pure-ment analomique ou ä-peu-pres; jeveuxdire la pre'sence ou Vdbsence d'une colonnevertebrale, et les diverses modißcations duSysteme nerveux. Le poiut de de'part estainsi rbois* dans les fonctions ies plusimportantes de Teconomie vivante, danscelles qui sout les plus influentes sur lesanimaux, les sensations et la lecomotion,lesquelles non-seulement fönt de l'etreorganise un animal,mais encore elablis-sent en que I que faconle degre* deson ani-malile , parce qu'elles entiainent unplusgrand nombre de changements dans lesform es et dans les moeurs. Aucune con-sideration generale ne pourrait pre'senterplus d'avantages reels pour une Classifi-cation.
En conse'quence, a l'aide des organesdu mouvement et de la sensibilite , d'unepari, on partage les animaux en deuxnombreuses series, reconnaissables cba-rune ä certains caracteres communs , po-sitifs ounegatifs ; et, de l'autre, on lesdivise en quatre familles generales.
Les deux grandes series principalessont celles des animaux vertebres et desanimaux invertebres.
Dans les premiers, les organes passifsde la locomotion, les os, sont loge's sousles parties molles , enveloppes par elles ;le cerveau et le tronc principal du Sys-teme nerveux sont renfermes dans uneenveloppe esse ose qui les prolege et qui
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offre une uniforrnite constante, en cequ'elle se compose d'une partie moyenneon rachts, et de deux extrt mite's, latete etla queue- Le plus souvent ils ont unepoitrine et un bassin , et Jamals ils nesont pourvus de plus de quatre membres;leurs mäcboires sonl transversales; lescavites de lern- cceur sont rassembleesdans un meine organe de nalure muscu-leuse;bur sang est rouge conslamment:leurs visceres soul renfermes dans latele et dans le tronc; ils ont des organesdistinets de vision , d'audition, d'olfac-tion et de guslation , loges dans des ca-vites speciales de la face, et des sexessepares.
Mais res animaux vertebres, qui seressernbleut beaueoup entre eux, oflrentneanmoins quatre grandes subdivisions ,caracterise'es par la nature des mouve-ments, et sur-1out par la maniere donts'effectuent chez eux et la respiralion etla circulation.
Dans les uns, les organes de ceite der-niere fomtion sont doubles, en sorteque le sang, qui arrive au coeur de toutesles parties par le moyen des veines, estoblige d'aller parcourir le poumon avantde retourner ä ces meines parties par lesarteres. Ce sont les mammijeres et les oi-seaux, que l'on distinguera aise'mententre eux quand on saura que les pre—miers sout vivipares et les secondsovi-pares.
Dans d'autres, une porlion senlemenldu sang qui revient du rorps est obligeede passer par l'organe de la respiralion, efle resterctoumeimmedialementau corps-Ceux-ci sont les reptihs.
Dans d'autres encore, la circulationest double ä la verite, mais les organesde la respiralion agissent sur l'eau,au Heu de faire porter sur l'air lern?force de modibcation. Ce sont les pois-sons,
Les ANIMAUX INVERTEBRFS ne pre-sentent en commnn que des caractere^ne'gatifs; ils n'ont jamais moins de sixmembres, quand ils en ont; leurs partiesdures, quand elles existent, sont au-debors; leurs mäcboires ne sont jamaistransversales; leur sang varie en touleur;la forme de leur coeur est rarement lamime; en un mot, ils ß*ont rien deconslanl qui puisse les rapproeber les unsdes autres , si ce n'est l'absence de la co-lonne vertebrale,
En consequence, il convient de re'uniices etres en trois groupes dislincts, danschaeun desquels les especes se ressem-blent par la disposition du Systeme ner-veux*