160 LUX
lorsqu'an contraire ils cotiservent encoreen partie ces rapports, on nomine la
luxalion incomplete. Dans les luxations or-Liculaires, le Deplacement e^t toujonrscomplet; dans les ginglymes ,aucontraire,il est souvent intfbitiplet.
4° \?etat d' anciennete des luxations ,hur etat de simplicite ou de complicatiunles fönt diffe'rer. Ainsi les luxations pen-vent etre recentes ou bien ope'rees depnisf ort Iong-temps;ellespeuvent etre simplesou compliquees de routusion, d'inflam-rnation ; He contractlon spasmodique desnmscles; de de'chiiure de la peau ; de le-sion des nerfs, des vaisseaux; de fraetu-res , etc.
Les causes des luxations sont , les nnespre'disposantes, et se trouvent dans lanature des articulations ; leurs maiadiesnnte'ce'dentes, romme le relächement desligaments, la professiondes individus,etc.Les causes eificientes , sont le plus or-dinairement des violences exterieures ,comme des ckutes , de profundes con-tusions *, dans quelques cas, la seule sc-tlon musculaire, comme on l'observepourla luxalion de la mächoireinferieure;souvent ces deux causes agissent en inemetemps pour de'placer les os.
Dans les luxations, les ligaments sontdechires en tout ou en partie, les capsulessynoviales ouvertes •, souvent les muselesvoisins sont alonges, dechire's, les vais-seaux rompus; et lorsque la luxation n'apas ete reduite , il survient dans les parliesinteressces de tels rhangemenls, qu'elledevient irreductible.
Les signes des luxations sont, les unsrationeis, comme la douleur, la dilfi-culte ou l'irnpossibilite des mouve -ments, etc.; les aulres sont des signessensibles; ils se tirent des rhangemenlssurvenus dans la forme, la longueur dumembre qui est alonge ou raecourei ; deceux survenus dans sa dlrection ; de Pal—teralion parliculiere de ses mouvements;de ladeformation de l'articulaüon et desparties voisines, etc.
Le prognostic des luxations varie. Ainsiquand une luxation n'a pas ete reduite,et qu'elle est ancienne, ordiuairement lare'dnction devient imposaible , et le ma-lade reste estropie ; toules eboses egalesd'ailleurs , les luxations des articulationsginglymoidales sont plus graves queCelles des articulations orbiculaires. Leprognostic est different aussi quand laluxation est simple , on bien compliqueede le'sions plusoumoins graves des extre-mite's arliculaires ou des parties voisines.
Le traitemeiH des luxations eonsiste ärs-duive los os de'place's, ä les maintenir
LYC
reduits , et ä prevenir les aeeidents ou kles cornbattre lorsqu'ils se sont deve-loppe's.
Pour re'duire les luxations, il fant em-ployer une force supe'rieure ä celle deslmuscies et aulres parties qui retiennentles os de'place's ; on etablit la rontre-exten-sion sur la partie superieure du membreou sur }c tronc : l'extension appllque'e äsa parlie inlerieure doil etre rl'abord di-rigee suivant le sens du de'placement deTos luxe , et faite ensuite de teile sorte ,qsie * et os parcoure en se'.s inverse, pourrentrer dans sa cavile , le meme cheminqu'il s'est fraye pour en sorlir. Le Chi-rurgien qui dinge l'extrnsion et la con-tre-extension, opere \s coaptalion en por-tant les surfares os^euses de'placc'cs i\mevers l'autre ; a VinstaiH ou la reduclionest operee , on entend ordiuairement unbruit particulier produil par la rencontredes surfares articulaires ; le membre aaussi reprissa forme , sa direction,sa lon-gueur, ses mouvements; les douleurs ontces e en grande partie, etc.
On maintient les os reduits, en appli-quant dfs bar.dages approprie's ä chaqueespece de luxation; et ensuite on combatles conrplications par des inoyens diffe-rents, suivant leur e-pece. (J. C.)
LUXE, EE {Vath. chir.), adj. , qui estaffecte de luxation. Membre luxe, os luxe.V. Luxation. (J. C.)
LLSXEU (Path. chir.) , v. a., luxare ;ope'rer une luxation. V. ce mot. (J. C.)
LUXEÜIL (Eau de). Luxeuil est uneville situee au pied des Yosges, deparle-ment de la Ilaule-Saöne , oü Ton trouvecinq sources d'eau thermale et deux d'caufroide. (3n les emploie comme aperilivesjfondautes , alterantes.
LLZEll]S"E(^ot.),s.f.,meizc^5-c;gcnrede planles de la diadelphie de'candrie etde la famille des le'gumineuses. Plusieursespeces de ce genre sont interessantes.Parmi elles nous citerons la lu\eme enarbre } medicago arborea , arbrisseau deslies de la mer Mediterrane'e , empluyecomme fourrage dans le Levant, et cui-tive dans les jardins d'agre'ment; et la lu-^erne commune , mediergo satlva , dontnous formons des prairies artificiellespour lanourriture de nos bestiaux. (H. G.)
LYCA^GHE(Pa^.), A.^/K«; ang u iede loup , romme cynanche signihe anginede chien. V. LycoVde. (Cn.)
LYGANTHROPlif (Path.), s. f., ly-canthropici) ^KÄv6pw3-(*, de ^üitor ( loup,et de avOfWTrcrj homme ; variete de la me-lancolie dans laquelle le malade croitetre change en loup , et imite la yoix etles allures de cet animal. (Gh.)