Druckschrift 
1 (1821) A - Gyr
Entstehung
Seite
199
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

^^^^Vf

ASP

Strangulation est accompagne'e de la Sus-pension dn corps, comme cela a lieudans le supplice de la corde, il peut yavoir luxatioa des vertebres , rupture

des cartilages dn larynx, etc.....Apres

la mort, on trouvc, independammentde ces lesions, une distension remarqua-ble des vaisseaux du cerveau, et quel-quefois des epancbements dans sa sub-stance ; la peau du dos et des lombes estrouge et livide; les cavite's gauciies ducoeur contiennent pen de sang ; les droi-tes en sont gorge'es dans les premieresteures qui suivent la mort; eette dis-tension n'existe plus quand le cadavreest refroidi.

B. Asphyxie par suhnersion. L'hommequi tombe dans l'eau ou qui s'y pre--cipite volontairement , fait , pour cnsortir, des efforts inordonnes qui le ra-menent par intervalles ä la surface del'eau, et permettent ä une certaine quan-tite d'air de penelrer dans la trachee;il e'prouve une anxie'te extreme , des pal-pitalions, des tintements d'oreilles, desvertiges, auxquels succede un affaiblis-setnent rapide des rnuscles, produits parles efforls continuels, le defaut de res-piration et l'effroi. Au bout de quelquesminutes, les mouvements se suspendentpar dcgre's; les sensalions s'obscurcis-sent, et le noye s'abandonne a l'impul-6ion du liquide dans lequel il est plonge'.— Le temps , pendant lequel la submer-sion doit avoir lieu avant de produire lamort, est tres-variable : beaueoup d'raji-vidus ont cesse de vivre au bout de quel-ques minutes; d'autres ont ete rappeles äla vie apres une ou plusienrs beures. Pourexpliquer ces differences, on a supposeque ceux qui survivaienl apres etre rcste'saussi long-temps sous l'eau, avaient e'tefrappe's de syncope, et pre'serves ainsides effets ordinaires de la submersion. —Apres la mort, le corps se putre'fie rapi-dement, le venire se balloune ; le cadavreplus leger reparait ä la surface de l'eau ;si les gaz s'e'chappcnt,il peut s'enfoncerdenouveau. Lorsqu'on le retire de 1 eau ,il est communement tres-froid; le tlio-rax offre , comme le venire , une sailiieremarquablc; la tete et la langue sontgonflees et livides; la trachee-artere con-tient une mueosite ecumeuse ; les cavilesdroites du coeur sont remplies de sang ,les gauches presque vides. — Le meca-nisme de l'aspbyxie, chez les uoye's, aete un objet de controverse entre les me-decins; les uns l'ont atlribue'e ä la disten-sion de l'estomac par feau avalee, d'au-tres au passage de ce liquide dans la tra-chie. Westpcem avait imagine qu'eüe

ASP 199

etait due ä un exces d'air renferme' dansles poumons. Goodwin pensait que lamort etait Veffet des qualites nuisibles del'air qui reste dans ce conduit. Cettecirconstance peutbien y conlribuer; inaison pense generalcment que la privationd'air est la principale cause de la mort.

C. Asphyxie dans le vide. Celle - cin'est connue que par les experiences faitessur les animaux, et par Celles auxquellesse sont soumis quelques ebimistes. Lani-mal, place sous le re'cipient de la ma-cbine pneuinatique , parait d'abord in-quiet, et ne tarde pas ä s'agitcr. A me-sure que le vide s'opere, la respirationdevient plus pre'cipite'e , les mouvementsdes flancs sont plus manifeste-, l'agitationaugmcnle , l'animal s'affaiblit et tombe;quelquefois il survient des he'morrliagies,des dejeetions involontaires. L'aspnyxieest d'autant plus prompte que le vide sefait plus rapidement; si l'on place tout-ä-coup un animal dans un air qui ne Sup-porte qu'une colonne de douze pouc.esde Hiercure, il meurt ä l'instant meine ;si l'on fait, auconlraire, le vide peu-ä-

Feu, il re'siste jusqu'au moment oüair ne Supporte plus qu'une colonne decinq pouces.

D. On peut encore rapporter ä l'as—pliyxie par defaut d'air, l'ctat de mortapparente dans lequel naissent beau-eoup d'enfants , et qu'on nomme ßs-phyxie des nouveau - nes. L'cnfant quin'est plus renferme dans l'uterus , a be—soih , pour vivre , de respirer. Si des mu-cosite's amasse'es dans l'arriere-bouebe ,s'opposent a l'entree de l'air dans la tra-ckee ; si la compression a laquelle tousles organes, et particulievement le cer-veau, ont ete soumis dans l'acoouche-ment, a suspendu l'action museulaire,la respiration ne peut pas s'c'tablir, lacirculation est suspeudue , et la vie ne semontre plus par aueunde ses phenomenrsexterienrs. Cet etat se termine prompte-ment, ou par le retour ä la vie, ou par lamort.

JI. Asphyxie par des ga^ non respirables.Celle-ci a Heu assez lenlement; eile estcomparable, dans ses phenomeues, al'aspnyxie par privatum d'air. C'est le de-faut d'air respirable, et non l'action d, ; !< ; -tcre de celui qui est respire, qui de-terminc la Suspension des phenomenesde la vie. Le sang des individus qui onts-ircombe' ä ce genre d'aspiiyxie , est ttoirou fonce, el les libces musculaires coli-»ervent quelque temps leur faculte con-tractile.

A. Vcisphyxieparle g^rzaptea quelque-fois lieu dans des caves oü sont deposees