PIÈCE JUSTIFICATIVE N" 50 (1398 V)
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et que pour moy mesmes le vouldroye, si vous prie affectueusementque souvent et par tous les venans par deçà m’en veuillicz rescrireet faire savoir la certaineté, car ce m’est et sera très grant joye etparfaicte consolacion que d’en oïr souvent en bien, et pour ce queje sçay que vous estes très désirant de savoir de l'estât de par deçà,plaise vous savoir que a la façon de cestes, monseigneur le roy,madame la royne, monseigneur le daulphin, beau frere de Berryestaient en bonne santé de corps, la mercy de Nostre Seigneur, etaussy estoye-je et Anthoine mon lîlz, laquele chose Dieux par sasaincte grâce vous vueille tousjours octroyer. Et pour ce, très haultet puissant prince, mon très cher ettresamé cousin, que vos dictesletres contiennent créance de vostredit chevalier et maistre desale, vueilliez savoir que mondit seigneur a oÿ ce que par leditchevalier li avez fait savoir, et moy aussi, en ce qui touche laguerre de vous et de l'adversaire de Portugal, et en vérité par ccque vostre dit chevalier a dit a mondit seigneur et a moy, il mesemble que ledit adversaire ne vuelt mie estre content de raison,considéré mesmement que vous h avez offert les cinquante miledoubles que aucuns de voz subgez li dévoient, a quoy avoient estéeondempnez par ses juges comme il disoit, et de ce n’a ivoulu estrecontent, ne vous rendre vostre cité de Badejoux par lui prise, sevous encore ne h confermez certaines treves que voz tuteurs avoientfaictes et accordées avecqucs lui pour le temps que les Grans devoslrc royaume estaient en division et descort et estiez de petitaage, a quoy vous n’estiez en riens tenuzpour ce qu’il vous a cra-vanté et rompues les dictes treves, si comme plus largement vostredit maistre de sale a bien et sagement exposé a mondit seigneuret a moy. Et pour ce, très hault et puissant prince, mon très cheret très amé cousin, que j’ay apparceu par le rapport (pie vostreditchevalier a fait a mondit seigneur et a moy que se ledit adversairevous rendoit vostre dicte cité et réparoit les autres attemptas qu’ila faiz durant les dictes treves, vous h paieriez les cinquante milledoubles dessusdiz et seriez content de non entrer en guerreavçcques lui et afhnd’eschever les maulx que viennent et s’ensuiventdes guerres et aussy pour mettre tousjours Dieu avecques vous,mondit seigneur et moy avec son conseil avons avisé d’envoierdevers mon très cher seigneur et neveu le roy d'Angleterre, affin desavoir par lui se ledit adversaire de Portugal vuelt estre compris estreves de xxx ans nagueres prinses entre mondit seigneur etledit roy d'Angleterre, et se ledit adversaire de Portugal y vuelt estrecompris, mondit seigneur requerra a son iilz le roy d’Angleterre