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PIÈCE JUSTIFICATIVE N» 47 b (1395)
47 b
Charles VI expose à Henri III les raisons pour lesquellesil ne peut rendre sa sentence arbitrale et lui demande deproroger le délai fixé.
Paris, 15 mai (1395).
A 1res liault et puissant prince Henry par la grâce de Dieu royde Castelle, nostrc très cher et très amé frere, Charles par cellemesme grâce roy de France, salut et vraye fraternité.
Très hault et puissant prince, très cher et très amé frere, noussommes tous jours désirans savoir rostre bon estât, si vous prions<|ue souven t nous en vailliez certifier et Dieu par sa grâce le veuillefaire si bon comme vous mesmes vouldriez. Et pour ce que sembla-blement tenons que vous desirez savoir le nostre, nous vous signi-fions que au partir de cestes,nous estions en bonne santé de nostrepersonne, la mercy de Nostre Seigneur, qui ce vous vuille ottroyer.Très liault et puissant prince, 1res cher et très amé frere, nous avonsreceu voz letlres par Pierre Lope de Ayala, vostre chevalier et con-seiller, Dominique Ferrand, docteur en decrez, trésorier de Ovedo,vostre référendaire et Vincent Arie, docteur en loys,. archidiacre deTholete et auditeur de vostre court, voz messages et procureurs parvous envoiez devers nous et oÿ ce qu’ilz nous ont voulu dire devostre part, aussi avons nous veu et fait veoir par nostre conseill’instrument par lequel il appert, vous d’une part et le conte donAlfons d’autre, vous estre compromiz en nous des débaz qui sontentre vous et ledit conte et plusieurs autres instrumens et eserip-tures faisans a vostre fait contre le dit conte, a nous bailliez par vozmessages et procureurs dessusdiz, mais icellui conte n’est pointvenu par deçà ne ne y a envoié aucun aiant, puissance de lui, fors-que soulement par deux ses serviteurs nous a envoié unes lettrescloses de par lui contenons créance en la personne de nostre améet féal chevalier et chambellan Pierre de Vilaines, lequel toutesvoies n’est point venu depuis devers nous, ne ne nous a aucunechose signifié de la dite créance par lettres ne par message, etdepuis que lesdiz serviteurs nous orent présenté lesdites lettres,ont haillié a nostre amé et féal chanccllier une cédule de papierpar manière de requeste ou supplieacion contenant entre autres