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Étude sur l'alliance de la France et de la Castille au XIVe et au XVe siècles
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AVÈNEMENT DE CHAUDES VII

tion, ca alléguant les charges énormes qui pèsent sur leroyaume et en rappelant au besoin les services rendus jadis.Sils en sont requis, ils laisseront entre les mains de Jean IIune obligation par laquelle le dauphin sengagerait à rem-bourser tous les frais. Ils demanderont également que le roifasse signifier à ses sujets et alliés sa résolution daider lerégent de tout son pouvoir contre les Anglais. Ils sonderontadroitement les conseillers du souverain castillan, pour savoirsil lui plairait denvoyer un clerc ou un gentilhomme « aaucunes citez, bonnes villes ou seigneuries de par deçà pournotiffier sa dite intencion », et en cas de mauvaise réponse, derébellion contre le régent ou dappui prêté aux ennemis, silvoudrait faire marcher contre ces villes une armée suffisante« sans les espargnier en aucune maniéré. »

Cette ambassade ne produisit aucun résultat : Jean II étaittrop préoccupé de ses querelles avec les infants, ses cousins,et avec le roi dAragon, pour pouvoir mettre une armée auservice de son allié.

Le dauphin ayant appris, le 27 octobre 1422, la mort de sonpère, ne tarda pas à notifier son avènement au roi de Castille,car le 28 novembre suivant, à Mehun-sur-Yèvro, il désignaitles personnages qui devaient se rendre en Espagne: cétaientJacques Gélu, archevêque de Tours, Guillaume Bataille, che-valier et chambellan, et maître Guillaume de Quiefdeville*.Nous savons par les instructions qui furent rédigées à leurintention 1 2 quils devaient remettre au roi, aux infants et àdivers conseillers des lettres de leur maître. Ils annoncerontle décès de Charles VI et ils exprimeront le désir qui animele nouveau souverain de conserver lamitié qui unit depuis silongtemps les deux couronnes, et de renouveler les traitésdalliance. Ils sont munis à cet effet de pleins pouvoirs, maiscomme il a été impossible de retrouver le texte des pactesprécédemment conclus, on leur prescrit den demander com-munication dès leur arrivée en Espagne. Ils notifieront ensuiteà Jean lintention qua Charles VII de faire au printempsprochain un vigoureux effort pour chasser les Anglais, cestpourquoi « il requiert tous ses aliez, entre lesquels ledit Royde Castille est le premier et principal. » Une Hotte, surtout,

1. Itibl. nat.. ms. lat. 602î, fol. 15 r°.

2. Ibidem, fol. 13-15.