NOUVELLE DEMANDE DE SECOUliS (1421)
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pas qu’aucune suite ait été donnée à ce projet. Notons seule-ment, en septembre 1419, une menace des Espagnols contreBayonne; nous savons qu’Henry Y s’en émut et donna desordres pour assurer la défense de cette place 1 . Constatonsaussi, qu’en 1420, D. Diego de Aîiaya, archevêque de Séville,et D. Alonso de Pimentel, remplirent en France une missiondont l’objet ne nous est pas connu 2 .
Les relations ne cessent point entre les deux cours, et ledauphin dans sa détresse cherche à s’appuyer sur son allié.D’Amboise, où il se trouvait en septemhre 1421 3 , il envoie enEspagne messire Bertrand de Goulard, chevalier, et maîtreGuillaume de Quiefdeville. Nous possédons une copie desinstructions qui leur furent données. Après la présentation deleurs lettres de créance et les salutations accoutumées, ilsremercieront le roi de Castille du bon vouloir dont il a tou-jours fait preuve à l’égard do la France ; ils le mettrontensuite au courant des événements survenus depuis la dernièreambassade, ils lui diront notamment que « le duc de Bretagneet son païs est déterminé servir mondit seigneur le Régent. «Jean II devra être informé aussi qu’on attend de nouveauxsecours d’Écosse, et que les Anglais ont échoué dans une ten-tative qu’ils ont faite pour s’emparer de Vendôme. On lepriera d’envoyer contre l’ennemi commun « aucune notablearmée par terre, tout le plus tost que faire se pourra» ; ledauphin désire que cette armée soit commandée par un desinfants d’Aragon et à leur défaut par un duc ou un comte« homme notable, chevallereux et de qui mondit seigneur sepuisse servir. » Les ambassadeurs verront en particulierchacun des infants et leur demanderont d’user deleur influenceen faveur de la France. Ils solliciteront le roi de Castilled’avancer pendant six mois les fonds nécessaires à l’expédi-
1. De Beaucourt, op. cil., t. I, p. 312.
2. Cronica, éd. cit., p. 382, col. 1.
3. Bibliothèque nationale, ms. latin 6024, fol. 12, pièce just. n° 56.Ces instructions ne portent pas de date d’année. L’historien de CharlesVII les place en 1422. Il nous paraît plus exact de les rapporter à 1421.En effet, la pièce en question mentionne comme un événement récentle traité de Sablé qui est du 8 mai 1421. En outre, elle fut rédigée àAmboise où le dauphin résida en 1421 depuis août jusqu’à la lin deseptembre: en 1422 au contraire il demeura à Bourges jusqu'au 26septembre. C’est M. de Beaucourt lui-même qui nous l'apprend (op.cil., t. I, pp. 232 et 240).