MISSION I>IC MOUKLKT DE MONT.MOH ( 13881
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au contraire, si les frais excédaient cette somme, Charles VIpaierait la différence. Les navires n’emporteront de provi-sions que pour trois mois, au bout desquels le roi de Francefournira le pain et tous les agrès nécessaires. Au cas où, soitune trêve, soit la paix définitive serait conclue avec l’Angle-terre, et où par conséquent la flotte n’aurait pas à servir, lesdépenses déjà faites seraient divisées entre les deux alliés.
Ce traité conclu, les ambassadeurs français partirent,mais ils s’aperçurent bientôt que l’on avait oublié de déciderdeux points d'une certaine importance : le roi de Franceserait-il autorisé à mettre sur la moitié de la flotte payée deses deniers autant de troupes qu’il voudrait, et à en confierle commandement à un de ses officiers ? — et comment lesprises seraient-elles distribuées ? Ils renvoyèrent vers•Jean I 01 ' à San Pedro de Yanguas 1 l’archidiacre de Cordoue quiles accompagnait. Ce personnage arriva dans la soirée du14 février auprès du roi et lui exposa les doutes de Jeande Vienne et de ses compagnons. Le prince, par une lettrequ’il leur adressa le jour même 2 , les avertit qu’il consentaità ce que Charles VI plaçât la moitié des galées sous les ordresde son amiral et qu’il embarquât autant d’hommes qu’ilvoudrait, pourvu qu’il laissât dans chaque navire le patronet les matelots castillans, de peur des accidents qui pourraientrésulter de changements dans le personnel des équipages.Quant aux prises, on pourra, comme d’habitude, les diviseren deux parts. Le 12 juin 1388, Charles VI approuva toutesles conventions faites par ses ambassadeurs 3 .
Dès le 2 septembre, le roi de France songea à la prépara-tion d’une nouvelle campagne maritime, et de Châlons-sur-Marne, il déléguait encore une fois en Castille Moreletde Montmor, le chargeant de requérir pour le printemps sui-vant seize galées « bien armées et abillées, » et de débattre lesconditions moyennant lesquelles elles seraient envoyées ; ildevait en outre « veoir et oïr le compte des galées qui darre-nièrement nous ont esté envoiées par nostre frère, et le nousrapporter pour en ordonner comme il appartendra » \
1. Yanguas, prov. de Soria, dist. jud. d'Agreda.
2. Arch. nat., J. 916, n° 7, pièce just. n° 37.
3. Ibidem, K. 1638.
i. Ibidem, J. 603, n° 67, pièce just. n° 38.