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SECOURS MARITIME DE D’ESPAGNE
Boccanera, sou amiral, génois d’origine, qui fut gratifié d’unerente viagère de 100 florins par acte daté de Vincennes le11 janvier 1347, et qui prêta serinent de servir Philippe VIcontre tous à l’exception du roi d’Espagne, son maître, et dela république de Gênes, sa patrie 1 . L’amiral était chargé dedéterminer l’importance du secours et d’en débattre lesconditions. Il fut abouché avec des commissaires français eton procéda, le 25 janvier 2 , à la rédaction d’un contrat. Boc-canera se tiendrait à la disposition du roi de France ; sur sonordre il lui amènerait le nombre de vaisseaux demandé de50 à 200, chacun d’eux monté par 100 hommes d’armes et25 arbalétriers, moyennant 100 florins d’or par mois et parnavire. Tous les détails étaient minutieusement réglés danscet instrument.
Mais la flotte ne fut pas prête à temps pour venir en aideaux défenseurs de Calais. On songea alors à l’utiliser dansles premiers mois de 1348, puis on y renonça: les naviresespagnols ne servirent point. Le roi de France dut seule-ment paj : er une somme considérable (40,000 florins deFlorence) à Alphonse et aux patrons de ces vaisseaux afinde les indemniser des dépenses faites pour leur armement,ainsi que cela avait été stipulé 3 .
1. Archives nationales, J. 602, n° 46.
2. Ibidem, n° 47.
3. Nous savons que 20,000 florins furent payés en juillet 1349, et
20.000 en février 1350. (L. Viard, Les journaux du trésor de PhilippeVI de Valois, n us 1981 et 4239). Notons que le roi de France avait at-tribué à D. Tello, fils naturel du roi de Castille,,une pension viagère de
1.000 florins. ( Ibidem , n° 1755). Nous devons ces renseignements ànotre confrère et ami M. L. Viard qui a bien voulu nous communiquerles épreuves du travail qu’il prépare et qui doit paraître dans la Col-lection des Documents inédits.