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Étude sur l'alliance de la France et de la Castille au XIVe et au XVe siècles
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CLÉMENT VI APPUIE LA FRANCE

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bassade Jean de Vienne à Alphonse, à la reine Marie, àGil de Albornoz archevêque de Tolède, et à Ferrand Sanchezde Valladolid « notarié mayor ». Philippe VI ignorait cettedémarche du pontife et il envoya à la cour de Rome, au moisdavril ou au début de mai, Pierre évêque de Clermont,Louis de Poitiers, maître Firmin Coquerelle doyen de léglisede Paris et maître Pierre de Verberie, ses conseillers, afin desolliciter le Saint-Père dagir en faveur désintérêts français.Le 12 mai 1 2 , Clément VI répondit au roi quil avait prévenuson désir, mais que, conformément à sa demande, il venaitdécrire à nouveau au roi et à la reine de Castille, à larche-vêque de Tolède ainsi quà D. Pedro. Il remit même une copiede ces missives aux ambassadeurs français afin que leur maîtrepût en prendre connaissance. Les registres du Vatican nousen ont conservé le texte : dans celle qui est destinée à Al-phonse 3 4 , le pape rappelle quavant son élévation au trône pon-tifical, alors quil était au nombre des conseillers de Philippede Valois, il avait éprouvé une grande joie en apprenant lesalliances conclues entre les deux princes. Or, pour resserrerces liens, on a songé à donner pour femme à D. Pedro unedes petites-filles du roi de France. Le Saint-Père inviteAlphonse à songer à tous les avantages dun pareil mariage.A lobjection qui peut être tirée de lextrême jeunesse desprincesses de la maison de Valois, Clément VI réponddavance et propose de leur substituer Blanche, fille du feuroi de Navarre, Philippe dÉvreux. De toute manière le choixdune fiancée française sera favorable à laffermissement delalliance et par cela même agréable au Saint-Siège. Dansdes termes à peu près semblables la reine,fut sollicitée 3 , ainsique linfant de Castille : dans lintérêt du royaume, le papeconseillait à ce dernier daccepter pour épouse, avec le con-sentement de son père, une des parentes de Philippe VP.Ces lettres furent expédiées à larchevêque de Reims ; enmême temps, le pontife lui mandait de sonder les dispositionsde Gil de Albornoz relativement à ce projet de mariage ; si ceprélat semblait favorable, et si cela paraissait opportun, cestce conseiller influent de la couronne qui présenterait les

1. Iîeg. Vat. 138, n° mlvi, pièce just. n° 10.

2. Ibidem, n° m.x.xxvii, pièce just. n° 6.

3. Ibidem, n° Mxxxvin.

4. Ibidem, n° .mxxxix, pièce just. n° 7.