INTRODUCTION
XI
ruption dans les rapports établis. Plusieurs personnagesétaient désignés pour aller en ambassade auprès du souverainami. A la tête de la mission, on plaçait généralement un ecclé-siastique d’un rang élevé, un archevêque ou un évêque, quiétait accompagné de chevaliers ou de clercs au nombre dedeux ou trois, et d’un secrétaire. Les délégués étaient munisde pleins pouvoirs pour dresser un nouvel acte et pour en jurerl’observation au nom de leur maître. Arrivés à la cour, ilstenaient des conférences avec les plénipotentiaires choisispar l’autre roi, ils discutaient la question de savoir si desmodifications devaient être faites au texte du précédent traité.Quand l’accord était établi, ils procédaient à la rédaction del’instrument et prêtaient serment pour leurs souverains. Celuides deux princes auprès duquel cette confirmation avait lieujurait sur les évangiles et le crucifix de maintenir tout ce quecontenaient ces articles. Le texte était envoyé ensuite à l’autresouverain, qui accomplissait la mémo cérémonie devant lesreprésentants de son allié, à qui il remettait une copie dutraité scellée de son sceau. Chacun d’eux conservait dans sesarchives un exemplaire approuvé par son confédéré.
Nous nous abstenons de parler ici de la teneur même desalliances : au cours du récit, nous en indiquons les princi-pales dispositions et on en trouvera le texte aux pièces justi-ficatives. Cinq instruments différents furent rédigés pendantla période que nous étudions : trois sous Alphonse XI, unsous Henri II, un sous Jean IL Les autres souverains, c’est-à-dire Pierre I ür , Jean I er , Henri III et Henri IV renouvelèrentpurement et simplement les traités dans une forme identiqueà celle que leurs prédécesseurs avaient adoptée.