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bien fortifiée. Les Hollandois en étoient les mâitres -, & c’eft l'u-ne des quatre villes que le Roi Louis XIV lit attaquer en mêmeteins à l'ouverture de 1a campagne de Hollande en 1672. Ce lut leMaréchal de Turenne qui l'afiiégea avec une partie ües troupes del'a Majelté. Depuis 011 l'abandonna.
BUR1DAN (Jean) natif de Béthune dans l’Artois, Do-fteur 6i Reéteur de l'Uni/erfité de Paris dans leçXiV liécle, vivoitencore, lelon Robert Gaguin l’an 1355. Il pafla pour un des plushabiles Phiiolophes de Ion tems, lorsque la Philoldphie ne conli-itoitque dans la dilculfion de quellions vaines Ôc inutiles; ôc c'eltde lui qu'eli venu le proverbe de Y Ane de Buridan, qui a été depuisli commun dans l'Ecole, 6c dont on peut voir l'explication dans leDiA.Crit. de Bayle, au /wor Buridan. Aventin rapporte que Bundan,qui étoit Dilciple d'Odcatn, ôc de la faction des Nominaux, fut per-lecuté par celle des Beaux, 6t oblige de le réfugier en Allemagne,où il fonda, dit-il, iUmvernté de Vienne. Il compola quelquesTraitez, e)u*jiiones Metaphy/icales, imprimées en 15 18 ; Commen-tant » in Arijtotelis l’hyjtcam, (Je. * Valére André, Bibliotb. Belgi-sa, p. 471. DuBouuy, Hijtor.Univerf.Parif.
* BURIENN E elt le nom d’une Sainte à l’honneur de la-quelle on bâtit une églife , ôc établit un azyle qui portent le nom deSant-Buriens. Cela fe trouve dans la province de Cornouaille, àl’extrémité occidentale du côté de Lands-end. * Beevereil, Del.deY Angleterre, p. 667.
B U R I S ou BULIS, ôc SPERTHIS, Lacédémo-niens , partirent de leur propre mouvement pour aller vers Xerxès,Ôc le fournirent à endurer telle forte de luppiiee que bon lui lembie-roit, pour expier le crime que les Lacédemonieus avoient commis,par le meurtre des Hérauts que ce Roi leur avoir envoyez. Cetteintrépidité donna de l'admiration a Xerxès, qui non feulement leurpardonna le crime de leurs Citoyens ; mais les pria même de de-meurer avec lui au rang de fes Favoris : à quoi ils répondirent, qu’é-tant venus pour fauver leur pais, ils n'avoient garde de l'abandonnerainii, & qu'ils chérilîôient beaucoup plus leur liberté que le Royau-me de Perle. * Plutarque. Hérodote, liv.p.
BURISDAN ( jeun-Baptilte de) a fait des Commentairesfur les Coutumes de Vermandois, de Rtbemont, de S. Quentin,deNoyon, de Coucy ôc de Rheims, dont il elt parlé au Journal
ries Savans au mois de février ibù6.
* BURITACA, contrée du Gouvernement de Sainte-Mar-
the dans l'Amerique méridionale. O11 ne peut pas en marquer exa-ctement la lituation ou les autres parttcularitez, parce qu'on ne latrouve par fur les Cartes. * Maty, DiA. Geogr. .
"BURLATZ, petite ville de France dans le Haut Langue-doc, au diocéfe de Caltres. Elle elt fur l’Agout au nord-eit deCaltres dont elle elt éloignée d’environ une lieue.
EU RLE Y (Gautier) Anglots, Prêtre ôc Théologien de l’U-niverfité d'Oxford, qui vivoit dans le XIV fiécle en 1337, étudiaà Paris, ôc eut pour Maure, Jean Duns, àiiScot, ôc pour compa-gnon, Guillaume Ockam. Lorsqu’il fut de retour en fon pais, ilécrivit contre le même Scot ; Ôc laifta plusieurs Traitez de Philofo-phie, & un de la Vie des Phiiolophes, qui eft pourtant plein defautes, ôc qui fait connôitre que fon Auteur avoit peu de connoif-fance des Belles Lettres. Il croit que Pline, Auteur de l’HiftotreNaturelle, & celui qui a écrit les Epîtres, ne îont qu’un. Il con-fond même plufieurs Auteurs de même nom. A cela près, il fa-voitaflèz bien la Scholaltique, qui étoit la Science de ce tems-là.
* Baleus. Leland ôc Pitfeus, de Script. Angl. Gefner, Bibliotb, Vol-fius, de Hift. Lat.l. e. c.it'.t.
BURLINGTON ôc BRIDLINGTON, villemaritime d’Angleterre, dans le Comté d'Yorck. Elle eft lur unehauteur, environ à un mille de la mer; mais du côté de la mer ily a un quai, qu'on nomme le Shtai de Burlington , dont la baye voi-fine eft appellée la Baye de Burlington. En 1664, Richard Boyle,Comte de Cork en Irlande, tut fait Comte de Burlington par leRoi Charles II. * Düiion. Anglois.
B U R M A N (François) Profeftèur en Théologie à Utrecht,étoit fils de Pierre Burinan, Mmiftrede i’églife Réformée, queles Réfugiez des Païs-Bas avoient établie à Frankendal, Ôc de Jo-fine Balde. Il naquit à Leide , où fon père ôc là mêfe s'étoient ré-fugiez en 1628, lorsque les Efpagnols ravagèrent tout le Palatinat.Peu de tems après, Pierre Burman étant mort à Emmerick, dans lepais de Cléves, où il avoit été appelle pour y exercer fon miniftére,fa veuve fe retira à Leide , où François Burman fit fes études fousla direétion de Feftus Hommius. A l'âge de 23 ans il fut appellépar des Hollandois établis à Hanau en Allemagne, pour être leurMiniftre. Les fondions de fon miniftére ne l'empêchèrent pas decontinuer fes études avec beaucoup d'application. De là il fut appellé à être Régent du Collège des Etats de Hollande, où il avoitlui-même été élevé ôc inftruit. A peine y avoit-il été un an, quefon mérite & là réputation le firent appeller à Utrecht, pouryêtreProfelTeur en Théologie, à quoi l’on joignit enfuite la charge deMiniftre de l’églife. Il époufa la fille du célébré Abraham Heida-nus, qui étoit veuve de Denys Crucius, Miniftre de Péglife deNi-mégue, & duquel elle eut entre autres entàns Charles Crucius, qui.étoit en 1714, à la tête de la Magiftrature de Leide. François Bur-man eut quatre enfans de fon époufe, une fille ôc trois fils, dont l’unnommé Pierre, après avoir exercé la charge de Profeftèur en Hiftoi-re, en Langue Greque ôc en Eloquence à Utrecht, a été appellé enla même qualité dans l’Académie de Leyde ; le fécond appellé A-braham mourut jeune ; & le troifiéme qui portoit le même nom quefon père , fera le fujet de l’artide fuivant. François Burman étoittrès eftimé , Ôc rendit de fon tems l’Univerfité d’Utrecht très florif-fante. Il étoit bon Philofophe, entendoit bien les Langues favantes,étoit grand Théologien ôc bon Prédicateur. Il a expliqué en Fla-mand le Pentateuque, ôc les livres dejofué & des luges. Il adon-né un Cours de Théologie, qui a été plufieurs lois imprimé. Ilnefuivoit pas fi aveuglément Cocceïus, qu’il ne l’ait abandonné 1dans l'explication de diverfes prophéties. Il mourut le dixiéme no.
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vembre de l’année 1679. * Grævius , dans l’Oraifon Tunébre deWranpois Burman.
* BURMAN (François) fils du précédent naquit à Utrechten 1671. Après avoir fait fes premières études à Utrecht Ôc lesavoir continuées à Alkmar, il revint à Utrecht où il profita telle-ment des leçons du Profeftèur Grævius, qu'ii écrivit mieux en Latiaque tous les Théologiens de fon tems. Il alla enfuite à Leide poury apprendre la Philolophie & les Mathématiques, après quoi il re-vint à Utrecht pour y apprendre la Théologie fous les ProfelîeursWitzius ôc van Halen. Cela étant fait, il vilita les autres Académiesdes Provinces-Unies, ôc les Ecoles Illuftres de Dordrecht & d’Am-fterdam. Il étudia à FranekerfouS les Profeflèurs Vander Waayen,Vitringa Se Roël. Ii y apprit lui-même à fes heures de loiiir lesfondemens de la Langue Hébraïque dans laquelle il fe perlèéhonnafous le Profeftèur Rhenferd, de qui il apprit aulli en fort peu detems le Syriaque, le Chaldaïque ôc le Rabbin. A Groningue il en-tendit le célébré Braunius, à Dordrecht le grand Van Ttll, ôc àAmfterdam le fameux Francius. Dans le tems qu'il n'étoit encorequ'Etudiant en Théologie il fut appellé pour être Miniare à Cou-dum en Frife. Dans ce lieu il fit venir un Rabbin d’Amflerdatnqu’il entretint chez lui pour apprendre de ce Maître ce qu’il y a deplus recherché dans la Langue Sainte, ôc les fentimens des Juifs mê-mes au fujet des cérémonies de leur fervice. Il apprit l’Arabe fansl'aide d’autrui. Trois ans après il fut appellé à la Brille en 1698.Lorsque les Etats Généraux envoyèrent des Ambaftàdeurs extraordi-naires en Angleterre poury faire des complimens de condoléance furla mort du Roi Guillaume, ôc pour y féliciter la Reine Anne fur fonavènement au thrône, il les accompagna en qualité de leur Miniftre.Pendant le féjour qu'il fit en Angleterre, il ne manqua pas de vifi-ter les Académies d'Oxford ôc de Cambridge ôc leurs Bibliothèquesôc fit connoilfance avec les Savans du pais. A peine lut-il de retourà la Brille que les églifes de Nimégue ôc d’Enkhuizen le demandè-rent pour Miniftre. Il fe détermina pour la dernière ôc il y com-mença fon Miniftére en 1703. Il n’y avoit pas encore été deux ans,lorsque le Confiftoire dePéglife d’Amfterdam lui adreftàune voca-tion qu’il accepta en 1703. Dix ans après il lut appellé Profeftèur àUtrecht : mais au bout de quatre ans après une courte maladie , ilmourut le 22 feptembre 1719^. Il s’étoit épuifé à force d’étudier ôccela avoit contribué plus à fa Mort que la fièvre dont il fut attaqué.Il poffëdoit toutes les qualitez d’un homme de bien ôc d'un Savant dupremier ordre. Il a donné au jour un Traitté de la Poëfie des Hé-breux , ôc une Apologie pour Ion père contre Limborch. Ces deuxOuvrages font écrits en Latin. Il écrivit en Flamand contre Reen-hof Ôc la première partie de l’Harmonie des quatre Evangéliftes. S’ilavoit pu achever cet Ouvrage, on pourrait s’aflùrer qu’il aurait fur-paflé tous les autres qui portent le même titre. Il a Jaiflé une ûprodigieufe quantité d’Ouvrages écrits de fa main qu’on a de la pei-ne à croire qu’un feul homme en fi peu de tems ait pu tant écrire.Il avoit époufé Elizabeth Thierens de Delft ôc il en eut une fille ôchuit fils. * Gr. Di A Univ. Holl.
B U R N E T , Archevêque de Glafcow. Il étoit proche pa-rent du Comte de Rutherford auquel il devoit fon avancement. CeSeigneur, Gouverneur de Dunquerque , au tems qu’on la vendit àla France, fut envoyé à Tanger où il périt dans une rencontre avecles Maures. A fa recommandation , Burnet, qui avoit véculong-tems en Angleterre, ôc qui ne connoifloit du tout point l’Ecoflè ,futfait d’abord Evêque d'Aberdeen, ôc en 1664 Archevêque de Glatcow, après la mort de Fairfoul. C'étoit un homme, mou, bon,allez favant, vivant bien, fans génie, porté à la paix ôc à la modé-ration ; mais fe laiflànt conduire , Ôc prenant toutts les impreftionsqu'on vouloit lui donner. * Gilbert Burnet, Mémoires pour Jtrvirà l Hifioire de la Grande Bretagne, tome 1. p. 415.
BURNET (Gilbert) Evêque de Salisbury, naquit à Edim-bourg en E colle le 18 feptembre 1643, de l’ancienne Ôc noble fa-mille des de Leyes. Son père fut un lavant Jurifconfulte, ôc aprèsle rétabliftèment de Charles II, il fut Seigneur de laSeffion. IIportoit le titre de Lord Cromont. Son Oncle maternel fut le LordWarriflon, auffi Seigneur de la Seflion ôc un des Chefs du parti desPresbytériens. Comme fon père étoit oppofé au parti de Cromweiil fut auftî fans emploi ôc il eut tout Je tems néceflàire pour vaquerlui-même l’inftruélion de fon fils; c’eft ce qu'il fitjufquesà ceque le fils eût atteint l’âge de dix ans. Alors il l’envoya à l'Acadé-mie d’Aberdeen, où il fut créé Maître ès Arts dans fa 14 année.Le père aurait fouhaité que fon fils fe vouât à l'Eglife ; mais il aimamieux étudier la Jurifprudence pendant une année, après quoi ilchangea de lui même de léntiment ôc s’adonna à la Théologie. Ily fit de fi grands progrès en tres-peu de tems, qu'à l’âge de 18 ans,il prononça fon Sermon d'examen, ôc d’abord après on lui oftritàEdimbourg une églife qu’il refufa. Après la mort de fon père, il fitun voyage en Angleterre, où il lia connoiflànce avec les plus célé-brés pèrfonnages de ce tems-là. Peu après il paflâ en Hollande, ÔCétudia l’Hébreu à Amfterdam fous un Rabin. Comme il étoit enrélation avec tant d ; honnêtes gens de différentes Religions, il fe for-ma cette régie, qVa l’égard de la Religion , ilfaloit ufer de beaucoupde tolérance envers tous les hommes. Il quitta la Hollande pour palieren France ÔC à fon retour à Londres il fut reçu Membre de la So-ciété Royale. En 1663, il retourna en Ecoflè, où il fe fit ordon-ner, ôc prit poflèflion de Péglife de Sait on , qui lui avoit déjà étédonnée avant qu'il entreprit fon voyage. 11 fe fervit alors d'une mé-thode bien particulière pour fe perfeétionner dans la prédication.Toutes les fois qu'il fe promenoir foit à cheval, foit à pié, il pre-noit un Texte, fur lequel il prononçoit à haute voix un difeours.Il s’acquit par là une grande facilité de penfer ôc de s’énoncer furchaque matière fans avoir befoin de beaucoup de tems pour s’y pré-parer. II s’aquitta de fon emploi avec beaucoup de foin, ôc com-me il remarqua que les Evêques d'Ecoffè n’avoient pas le mêmezélé que lui pour leurs fonétions, il leur adreftà là-deflus un Mé-moire exprès, fe retira de toute forte de fociétez, ôc vécut en Her-mite pendant deux; ans. Il fe nourrit alors fi frugalement qu’il en
tora-
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