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me on le peut voir dans la Cofmographie de Munlîerus, a été con-sidérable , & par divers emplois que ceux de cette famille ont exer-cez., ôc par diverles Terres ôc Seigneuries quelle apoffédées. Ar-naud de Buren étoit déjà en haute ellime fan 1166, comme celaparoit par divers titres, Ôc particuliérement par une tranlaétion rap-portée par Stumffius, dans fa Chronologie Suijfe, p. 306. Ses Defcen-dans fc retirèrent enluite avec un grand nombre «''autresramilles di-ftinguées dans la ville de Berne, pour le mettre à couvert des vexa-tions des Comtes de Kybourg, Ôc autres grands Seigneurs de ce païs-là. Leur retraite fut fuivie de divers emplois conlidérables qu'onleur donna, ôc leurs Services ne contribuèrent pas peu à l'accroiile-ment de cette République. Jean, qui fut d eglilë, 6 c Conrad,avec Mathilde la femme, firent de grandes libérahtez pour la fon-dation de divers monaltéres du voilinage, environ vers l’an 1200.Nicolas &c Jacob frères, avec Ben ht leur mère, le dillingué-rentaulli en œuvres pies, pour les mêmes Sujets l’an 1274 6 c 1276.Othon & lfabelle de Coudrefin 1 k tèmme, continuèrent auiiià tai-re des donations considérables à divers couvens, en terres & fiels,dont quelques aliénations forent autorifées par gabelle Comtellè deKybourg, en 1307. Pierre & Rodolphe, frères, Ôc filsd Othon, l’unconlacré à l'églilë, l’autre du Grand Conléil Souve-rain de la République de Berne, contribuèrent libéralement pour lafondation du monafiere des Dominicains de cette ville en 1316 : leursnoms & armes y fobiifient encore. Jean , fils de Rodolphe, Sé-nateur de la République en 134.5, & Seigneur de Morifried, prèsdu Lac de Brtentz, qu’il acheta de jean de Riggenberg Chevalier, en1356, ôc eut pour fils Jean, aufliSeigneur de Moiifried 6 c de laBaronie de Signar, qu'il aquit pour onze cens florins d'or en 1399.11 étoit aufli Sénateur de la République, à laquelle il rendit desServices importans. Ses Defcendans pendant dix générations, onttoujours été dans les premières charges de l’Etat. On trouve danscette famille vint-deux Sénateurs & Banderets, qui ea teins deguerre ôc de paix ont rendu des Services conlidérables à la Répu-blique , de même qu’à plufieurs Rois & Fri ices étrangers. Ils ontaulîi donné à l'Eglife diverfes perfonnes, qui y ont occupé desrangs conlidérables. Louis de Buren ferveit en qualité de Capitai-ne dans les deux célébrés batailles de Murat 6 c de Nancy, oùCharles le Hardi, Duc de Bourgogne, fut défait en 1476 6 c 1477.Il fut fait, par ordie des Cantons, Commandant du Comté de Bade. Louis XII, Roi de France, l’appella à l'on lërvice, & luidonna, avc-c une compagnie Suillë, des emplois conlidérables dansfon armée, pour la conquête du Milanois en 1499 6 c 1500. Il futdu Grand Confeil, Sénateur 6 c Bailli du Comté de Thune. Ni-colas fut Prieur de Serlitr, près de Neufchàtel. Agnès, Abbefiède Gradtrflul ou Val-de-Grace, dans l'Argow, fut, pour fa vieexemplaire, béatifiée en 1405. Eiifabeth, fut Abbedè de l’Ille deSaint-Michel à Berne en 1503. David, Seigneur de Seflingues,& Baron de Vaumarins, dans le Comte de Neufchàtel, qu’il héritade Marguerite de Bunlletten fon époufe, porta les armes dans làjeunelië fous Frédéric-Fleuri, Prince d'Orange, 6 c dans l'Empire,où il aquit de l'honneur. Il fut Bailli de Laulane 6 c de Romamou-Ilieren 1640 & 1650, ppis Sénateur ôc Banderet de la Républiquede Berne. En reconnoniknce de fes fervices 6 c de ceux de fes pré-décellëurs, l'Empereur lui contera la dignité de Baron de l'Empi-re , pour lui & pour tous fes Defcendans ; ôc les le'tres en forent en-regîtrées dans 1 a Matricule de l’Empire. Jean-Charles fon fils,qui vivoit encore vers la fin du liécle pall'é, Baron de Vaumarins,premier Vallàl 6 c Grand Véneur des Comtez louverains de Neuf-châtelôc de Valangin, a été Bailli à Nion, dans le pais de Vaud, prèsde Genève,Sénateur Ôc Banderet depuis 1682. * Mémoires Mantijcrits.
* BUREN, (Amilius de) en Latin Buranus , de la Congréga-tion des Frères de S. Jérôme, a compofé les Ouvrages fui vans,Exhortatio de mutua cantate fervanda ; Epijlola de felici obitu Laberti.
11 mourut à Déventer le dixiéme juin de l'an 1404. * Valére An-dré, Biblioth. Belgica, p. 46.
B U R F O R ü, bout g d’Angleterre, dans la partie méridiona-le du Comté d Oxford, qu'on appelle Brampton, ell litué fur unehauteur. C’efl un lieu ancien; Ôc c'eft près de là qu’il lë donnaune grande bataille l'an 750, entre Cuthbeit, Roi dt^ Saxons occi-dentaux, ôc Ethelbald Roi de Mercie, où cederniêr fut entière-ment défait, Ôc fon étendart, fur lequel il y avoit un dragon répré-fenté, fut pris. On en a célébré la mémoire dans ce bourg pendantquelques liédes. Burford donne le titie de Comte au Duc deSaint- Albans. Il eft à 61 milles Anglois de Londres. Il y a prèsde là un lieu nommé Burford Dovons, fort renommé pour la bontéde fes chevaux, * Dick. Anglois.
BU RG ou TER J 3 URG, petite ville des Provinces-Unies, efl dans le Comté de Zutphen, fur le vieux Ilîèl, entre laville d'Anholt ôc celle de Dotekom. * Maty, Disk. Géogr.
B U R G, ville de Tille de Fémeren. Voyez. B O R G.BURGAW ou BURG O W, en Latin Burgavia , paisd’Allemagne dans laSouabe, avec titre de Marquifat, efl fitué lelong du Danube du fud-oueft au nord elt, ayant pour bornes dunord-ouell au fud-efl le Comté de Papenheim ; à i'oueft quelquesTerrer appartenantes au Duc de Wirtemberg ôc à la ville d’Aus-bourg, ÔC le Lech ; ôc au midi par un petit pais appartenant au Com-te de Hohenzollern, ôc par les Terres des Fuggers. Burgaw eft laville capitale, fituée fur la rivière de Mindel, ôc donne le nom au pais.
Il y a encore quelques bons bourgs ôc des monaltéres célébrés, com-me Welden, Wetenhaufen , Reifempurg , Ietingen, ôcc. Cetteville fut alfiégée, en l’année 1321, par l’Empereur Louis de Baviè-re qui ne la put prendre. Ce pais a environ huit ou dix lieues delong ôc autant de large. Il a eu autrefois des Marquis particuliers.Henri, dernier de cette famille, mourut vers l’an 1283, ôc depuisce tems le Marquifat de Burgaw eft entré dans la Maifon d’Autri-che , ôc a même été fouvent le titre ôc l’appanage des cadets.
BU R G A W, ville. Voyez, l'article précédent.
• BURG-C ASTLE, Burg-Caftellum, anciennement Gar-rhmonum , Gamyerum , étoit autrefois une ville des Icéniens,
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mais ce n’eft maintenant qu’un village du Comté de Norfolk en An-gleterre. Il ell litué fur la riviere ùe Yar, a deux milles au dellusde Yarmouth qui a profité de fes pertts. * Maty, Dick. Géogr.
BURGDO R FF, petite ville avec un château, efl tn Suifrfe, dans le Canton de Berne, environ a trois lieues de la ville deBerne, vers le l'eptentrion oriental. * Maty, Ditl. Géogr.
BURGDORFF, BORGDORFF, büRGH-D O R F F. Voyez. B O R G D Ü R F F.
B U R G E L, bourg ou petite ville du Duché d’Altenbourg eaMtl'nie, elt fitué fur une petite rivière à deux lieues de léna, Ôc àquatre de Naumbourg vers le midi. Il ell chef d’un Bailliage quiap-partient aux Ducs de Saxe-Weimar. * Maty, Diék. Géogr.
BURGENSIS (Louis) premier Médecin des Rois Fran-çois I ôc Henri II, ne à. Blois environ l'an 1494, étoit fils de JeanBurgenlis, Médecin de Louis, Duc d Orléans, depuis Roi deFrance, XII. du nom. Il fut reçu Doéteur en Médecine de laFaculté de Paris dès l’âge de 18 ans, ôc fut admis à 22 ans par leRoi François I, au nombre de les Médecins ordinaires. Il fut en-fuite premier Médecin de fa Majellé ; Ôc contribua baaucoup à ladélivrance de ce Roi, lorsqu’il étoit prifonnier à Madrid, par unartifice dont Charles-Quint ne lè défia pas. François I étant tombémalade, Burgenlis fit croire à l’Empereur qu’il n’y avoit pas lieud’efpérer fa guérilon, parce que l’air du pais lui étoit tout à fait contraire.Cela obligea Charies-Qumt de traiter promptement avec le Roi,pour ne pas perdre fa rançon; ôc ainli François I fit fon accord en1526, à des conditions que l’Empereur n’auroit pas acceptées autre-ment. Burgenlis fut recompenfç au retour du Roi, ôc acheta lesSeigneuries de Mont&ougier Ôc de Meulan. Après la mort deFrançois 1 , il fut aufli premier Médecin de Henri II, lans queFernel, qui étoit en faveur, voulût lui difputer ce rang. * Ber-nier, Hift. de Blois.
* BURGERSDYK (Franco) naquit en 1590 à Lier, vil-lage de Hollande dans le voilinage ôc au fud-ouell de Delft. Aprèsavoir fait fes premières études à Amersfort Ôc à Delft, il alla àLeyde, où après quelques mois de féjour il fe mit à enfeigner laLogique. Il s'appliqua particuliérement à la Théologie. (Quatreans après il le rendit en France, où il eut à peine été lix mois queDu Pletlïs-Mornai lui fit avoir à Saumur la place de Profeilëur enPhilofophie. A cinq ans de v Yà, il demanda fa démillion qu’il eutbien de la peine à obtenir , Ôc qu'on lui accorda enfin avec de gran-des démonllrations d'eltime & de bienveillance. Etant arrivé àLeyde, il fut tait Profeilëur en Logique Ôc en Morale. Après lamort de Gisbert Jacchæus, on le fit Prutèffëur en Logique ôc enPhyfique. il fut trois fois Reéteur Magnifique. Il mourut en1636, après une maladie de lix mois. Il avoit époufé la fille deJaques Verboom, Bourguemâitre de Leyde, Ôc il en eut deuxen-tàns. On a de lui, Idea Philofophist naturalis (f moralis ; CollegiauxPbylicum , triginta dttabus Differtationibus totam naturalem Philofo-phiam complexum ; lnftitutior.es Logicst: ce dernier livre a été deftinépar ordre des Etats pour l’inllruétion de la Jeunelië dans tous lesCollèges de Hollande. * Gr. Diék.Univ. HoU. Pétri Gunæi Ora-tiofunebris. Cellarius, in Notis ad eandem.
BURGGRAVE. Voyez. BURGRAVE.
B U R G H, bourg d’Angleterre dans le Comté de Lincoln, ap-partient au Canton de W ray, dans la divifion de Lindlëy. * Dick. Angl.
* B U R G H (Adrien Vander) Flamand natif de Bruges, se-crétaire des Etats d'Utrecht, portoit le même nom que Ion pèrequi étoit Prélident du Confeil Royal de Flandre ôc Membre duConfeil d’Etat. Il étoit allez bon Poëte. On a de lui, Laudes Hie~ronymi Columru, & Afcani't Columna, (fc. Epigrammatum (acroruraCenturie, due ; Epigrammatum Centurie très j Hymnus Pajchalis de Vi-ta, Morte, çp RefurreBione Chrifli-, Barrage piarum Simili tudinum-,Charités, five Silve piorum Amorum ; Bides ac Spes ; Pia Decajkicha,feu Sententiarum ef exemplorum Centurie très ; Oculi (f Ofcula -, Bu~nerum liber ; Pia Solatia ; Piorum Hexajlicm Centurie quatuor ; Hor-tulus Precum ad Magiftratum Ultrajeclinum. Il a aulfi revu Ôc publiéPétri Apollonii Presb. Novarienfis de Excidio Hitrofolymitanolibri quatutr.
Il mourut en 160 6. * Valére André, Biblioth. Belgica, p. 18. 19.
* B U R G H (Lambert Vander) frère du piécedent, fut Cha-noine ôc enfuite Doyen de 1 eglife de St. Martin d'Utrecht, ôc dansle premier Membre des Etats de la Province. 11 fit tous les effortspour foutenir l’Eglife Romaine qui étoit alors dans un état chance-lant ; mais ils furent inutiles, ôc il fut obligé par ordre du Chapitrede figner l'Union d’Utrecht. Enfuite ayant perdu fa place dans l’al-femblée des Etats, il prit le parti de la retraitte, 6 c compoifa lesOuvrages fuivans, Hijloire des Ducs (f Princes de Savoye; La Vie de GuyComte de Blandre ; Quelques prières à la Vierge en vers Latins ; F nidation d»l'Eglife Collégiale de Ste Marie à Utrecht -, Hifoire des Comtes de Elan «dre, en quatre tomes. On ne marque pas en quelle langue ils ontété écrits. Il mourut le 17 août 1617, âgé de lëptante cinq ans.
* Gr. Ditl. Univ.Holl. Valére André, Biblioth.Belgica ,p. 611. (f 612.
* B U R G H (Gérard Ter) naquit à Zvvol en Overiflèl l’ail1608. Ce fut un habile Peintre, ôc il apprit la Peinture fous fonpère qui étoit un dfs meilleurs Peintres de fon tems. Quand il en .fut aflèz pour fe conduire lui même, il vifita l’Allemagne, l’Italie,
la France, l’Angleterre, l’Efpagne ôc les Pais-Bas laitlànt par toutdes marques de fon habileté. En 1645, il alla à Munfteroù fetrouvoient les Plénipotentiaires des Princes de l’Europe qui étoienten guerre, pour y traitter de la paix. Il y fit connoiflânce avec lePeintre du Comte de Pignorando. Il en reçut beaucoup d’honnê-tetez, ôc il lui aida à peindre un grand tableau qu’il avoit entre lesmains pour le Prince, ôc dont il ne pouvoir venir à bout. La piè-ce étant achevée plut beaucoup au Comte qui ne put s’empêcher delui dire qu’il voyoit bien qu’il ne l’avoit pas laite feu!. Le Peintrelui ayant avoué la chofe, il fouhaitta de voir le Mâitre qui y avoitmis la main. Il falut Qbéïr, ôc lui préfenter Ter Burg dont il fe fitpeindre à l’inftant. Ce portrait fut trouvé ü beau que tous les Plé-nipotentiaires voulurent être peints de fa main. Le Comte de Pi-gnorando charmé de l’excellence de fes pièces, l’engagea à force de
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