mort, souvenir si nécessaire, parce que nous leconsidérons comme un objet fâcheux et désa-gréable; ce qui, par une suite inévitable, nousexpose à tous les égarements où nous nous lais-sons entraîner.
83 .)De là résulte un autre avantage, qui estcomme une conséquence du premier. Car pourdélibérer sagement, il faut prévenir les inquié-tudes,'bien plus encore les repentirs et le déses-poir dont nos résolutions pourroient être sui-vies ; puisque, comme le dit St. Bernard, ce quidoit être le sujet d’un repentir, ne peut être leconseil d’un homme sensé. Or, d’où peut venirun effet aussi avantageux que celui-là? qui peutnous mettre en état de dire si nous le voulons,de le dire à chaque moment : je prends un partidont je ne me repentirai jamais; ce que je fais,je me saurai éternellement bon gré de l’avoirfait: qui le peut, Chrétiens ? Lusage fréquent
de ce que j’appelle la science pratique de lamort. Pourquoi? parce que la mort,dit St. Au-gustin , étant le terme où aboutissent tous lesdesseins des hommes, c’est là-même que naissentleurs repentirs les plus douloureux. Mais le se*