répand dans nos esprits ; et par là, elle nous dé-<couvre tout ce qu’il y a dans nos entreprises etdam nos desseins de bon ou de mauvais, desûrou de dangereux, d’avantageux ou de nuisible.
8 t.,) En effet pénétré de cette pensée, il fautmourir, je commence à juger bien plus saine-ment de toutes choses : dégagé de mille illusionsque la mort dissipe, je vois, dans quelque occa-sion qui se présente, bien plus clairement etbieB plus vite ce qui peut m’aider à y parvenir:et dès que je le vois, je ne balance plus sur larésolution à [prendre au sujet de ce qui m’estessentiellement salutaire ou préjudiciable. Je dissans hésiter: ceci m’est pernicieux, ou m’expo-sera, ou me perdra. Puisqu’il m'est pernicieux,je dois donc le rejeter; puisqu’il m’est utile, jedois donc le prendre; puisqu’il m’exposera, jedois donc le craindre; et puisqu’il me perdra,je dois donc l’éviter. Sans la pensée de la mort,cette considération de ma dernière fin ne feroittout au plus sur moi qu’une impression super-ficielle qui ne m’empêcheroit pas de donnerdans mille écueils. Mais quand je médite la
mort et l’éternité qui en est inséparable, je ne
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