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les connottre parfaitement, dit St. Chrysostome,il suffit de comprendre qu’elles sont raines, in-satiables et injustes. Qu’elles sont vaines, parrapport aux objets auxquels elles s’attachent;qu’elles sont insatiables et sans bornes, et par làincapables d’être jamais satisfaites et de nous sa-tisfaire nous-mêmes ; enfin qu’elles sont injustes,dans les sentiments présomptueux qu’elles nousinspirent,lorsqu’aveuglés et enflés d’orgueil,nousprétendons nous distinguer en nous élevant au*dessus des autres. Voilà en quoi St. Chrysos-tome a particulièrement fait consister le désor-dre des passions humaines, II nous falloit donc,pour en réprimer les mouvements déréglés,quelque chose qui nous en découvrit sensible-ment la vanité ; qui les soumettant à la loi d’u-ne nécessité souveraine, les bornât dans nousmalgré nous ; et qui faisant cesser toute distinc-tion, les réduisit au grand principe de la modes-tie, c’est-à-dire à l’égalité que Dieu a mise en-tre tous les hommes; et nous obligeât, qui quenous soyons, à nous rendre au moins justice,et à rendre aux autres sans peine les devoirs deîa charité. Or ce sont, mes chers auditeurs,les