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v et de l’égarement de ses pères.
10. ) Avant sa quatorzième année il commençade porter les armes. Des sièges et des combatsservirent d’exercices à son enfance, et ses pre-miers divertissements furent des victoires. Sousla discipline du prince d’Orange, son oncle ma-ternel, il apprit l’art de la guerre en qualité desimple soldat; et ni l’orgueil ni la paresse nel’éloignèrent d’aucun des emplois auxquels lapeine et l’obéissance sont attachées. On le viten ce dernier rang de la milice né refuser au-cune fatigue, ni craindre aucun péril; faire parhonneur ce que les autres faisoient par nécessi-té , et ne se distinguer d’eux que par un plusgrand attachement au travail, et par une plusnoble application à tous ses devoirs.
11. ) Ainsi commençoit une vie dont les suitesdévoient être si glorieuses : semblable à cesfleuves qui s’étendent à mesure qu’ils s’éloi-gnent de leur source, et qui portent enfin par-tout où ils coulent, la commodité et l'abondan-ce. Depuis ce temps , il a vécu pour la gloire etpour le salut de l’état. Il a rendu tous les ser-vices qu’on peut attendre d’un esprit ferme et