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triomphe. Au premier bruit de ce funeste ac-cident, toutes les villes de Judée furent émues,des ruisseaux de larmes coulèrent des yeux detous les habitants. Ils furent quelque-temps sai-sis, muets, immobiles. Un effort de douleurrompant enfin ce'long et morne silence , d’unevoix entrecoupée de sanglots que formoientdans leurs cœurs la tristesse, la pitié,la crainte,ils s’écrièrent : Comment est mort cet homme,puissant,qui sauvoit le peuple d'Israël! Acescris Jérusalem redoubla ses pleurs ; les voûtesdu temple s’ébranlèrent, le Jourdain se troubla,et tous ses rivages retentirent du son de cés lu-gubres paroles: Comment est mort cet hommepuissant , qui sauvait le peuple d’Israël !
4. ) Chrétiens, qu’une triste cérémonie assermble en ce lieu, ne rappelez-vous pas en votremémoire ce que vous avez vu, ce que vous avezsenti il y a cinq mois? Ne vous reconnoissèz-vous pas dans l'affliction que j’ai décrite ? et nemettez-vous pas dans votre esprit à la place duhéros dont parle l'éeriture, celui dont je viensde vous parler? La vertu et le malheur de l’un
fet de l’autre sont semblables ; et il ne manque
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