DUV. DUU. DUX. DU Y.
Son corps qui avoit été pris par les ennemis fut racheté à grand prix& porté à Vienne, où il fut enterré magnifiquement. * Julius Bel-lus, Laurea Auftriaca. Petrus Lotichius, Lies German. Le Blanc,Hift. de Bavière, &c.
D U V A L, ( André ) natif de Pontoife, fut reçu Docteur enThéologie de la Faculté de Paris, de la Mail’on 8c Société de Sor-bonne, le 15 mars 1594 , 8c puis fut pourvu de la chaire deThéologie nouvellement établie par Henri IV. lan 1590. Il lutchoifi pour être Direéteur général de tout l’Ordre des Carmélitesen France. Il étoit Sénieur ou Ancien de Sorbonne, 8c Doyen dela Faculté de Théologie de Paris, lorsqu'il mourut à Pans en1638, âgé de 73 ans. On a imprimé fa Théologie en 1636. Ils’étoit occupé à traduire en François la vie des Saints du Père Riba-deneira. Il étoit dans les fentimens des Théologiens Ultramontains,& a fait un Traité de lafouveraine autorité du Pape fur l’Eglife,imprimé à Paris en 1614. Il fut un des plus grands adverftires deRicher, contre lequel il fit un Ouvrage imprimé à Paris en 1612.Du Pin, Tables de la Biblioth. eccléf.
DUVAL ( Pierre ) Evêque. Voyez V A L ( Pierre du )
DU VAL (Nicolas) Confeiller , 8cc. Voyez VAL (Ni-colas du )
DUVAL (Jean) Médecin. Voyez VAL (Jean du)
DUVAL ( Pierre ) Géographe. Voyez V A L ( Pierre du )
’DUVELAAR eft une ancienne famille noble de Zélande,iiïue de la famille de Duveland.
DUVELANDT, ou Duyvelandt, que d’autres nommentBuvelant, ifle des Païs-Bas dans la Zélande, a environ quatre lieuesde circuit, & contient divers villages. Elle eft fort expofée auxinondations ; & en 1330, ou 1532, elle fut tout à fait couverte desflots de la mer, ce qui caufa une grande perte d’hommes & de bé-tail. Alphonfe de Bourgogne, père de Maximilien qui en étoitSeigneur, la tira de delfous les eaux avec de grands frais, & la re-mit dans le même état où on l’avoit vue. L’ifle fut alors divifée endeux , & ce ne fut qu’avec beaucoup de peine que l’on en ré-para les digues. Les Habitans vendirent cette ifle à la Communautéde Ziriczée , qui l’a jointe à l’ifle de Schouwen par une digue.* Guichardin, Defcription du Pats-Bas, &c. Audifret, Géogr. tome2 . Th. Corneille, DiB. Géogr.
* DUVELANDT, nom d’une ancienne famille noble deZélande ifllie des anciens Comtes de Zélande, tire fon nom de l’iflede Duvelandt. Ellepaffoit déjà dans le XI fiécle pour une familleancienne & noble. Elle poffédoit en Zélande, 8c fur tout dansl’ifle de Nordbévelandt, dix-fept Seigneuries : mais les inondationsfurvenues en différens tems, l’ont ruinée, de forte quelle eft à peuprès éteinte.
DUVENVOORDE. Voyez DUIVENVOOR-DE.
DUUMVIRS, Magiftrats de la République de Rome,étoient élus au nombre de deux, comme le marque leur nom. Ily en avoit de plufieurs fortes ; car les uns avoient foin des chofes fa-crées, comme de la réparation des temples ; les autres veilloientaux affaires de la Marine ; & d’autres étoient comme des Juges infé-rieurs. Le premier établiflement des Duumvirs, ou des Deux-hommes, fe fit du tems de Tarquin, le Superbe, qui leur confia lagarde des livres de la Sibylle. L’an 356 de Rome, 8c 398 ansavant Jefus-Chrift, après une grande pefte, les Duumvirs cherchè-rent un remède dans ces livres, & ordonnèrent le premier Lecli-fiernium ou banquet facré. * Antiqq. Rom.
DUUMVIRS MUNICIPAUX. Ces deux Magi-ftrats étoient dans les villes municipales, ce qu’étoient les ConfulsàRome. On les élifoit du corps des Décurions aux calendes demars, 8c ils n’entroient en charge que trois mois après, afin qu’oneût le tems de s’enquérir fi leur éleftion avoit été faite dans les for-mes, & que, s’il s’y rencontrait quelque défaut, on eût le temsd’en fubftituer d’autres. Ils prêtoient ferment de bien 8c fidèlementfervir la ville 8c les citoyens, 8c portoient la robe prétexte ou bor-dée de pourpre, ayaqt par delfous une tunique blanche, félon le té-moignage de Juvenal, Satyre 5. Us marchoient précédez d’Huif-fiers, qui tenoient en leur mains une petite baguette. Quelques-uns néanmoins s’attribuèrent le droit de faire marcher devant euxdes Liéteurs avec des haches 8c des faifceaux de verges, ce quenous apprenons de Cicéron dans l’Oraifon contre Rullus. Us avoientcoutume, après leur prife de poflèffion, de faire quelque diftribu-tion aux Décurions, 8c de donner au peuple quelque fpeftacle deGladiateurs. Leur charge durait d’ordinaire cinq ans. C’eft pour-quoi ils s’appelloient quinquennales Magiftratus. Leur jurifdiétions’étendoit à plufieurs chefs, comme on le peut voir dans le traité dePancirolle, chap. 8.
Les Duumvirs Commiiïàires de la Marine furent créez, l’an 342,à la requête de M. Décius Tribun du peuple, lorsque les Romainsavoient guerre contre les Samnites. Leur charge étoit de faire ra-douber les vailfeaux, 8c d’avoir foin des équipages.
Les Duumvirs lurnommez Capitaux ou Juges des affaires où il al-to 11 de la vie 8c d’autres peines affliétives, étoient Juges criminels.On appelloit de leur fentence au peuple, auquel feul il appartenoitde juger un citoyen à mort. Il y avoit à Rome, dans les autresvilles municipales, de ces Juges qui étoient pris des Décurions, 8cqui avoient un grand crédit 8c une grande autorité, ayant le foin despriions, 8c étant du Confeil public. Deux Liéteurs marchoient de-vant eux. Tite-Live, l. 3. & fu.iv
5 HURSTEDE. voyez WYCKteDUERSTEDE.
DUX. Voyez DUCHZOW,
DU Y F HUIS (Hubert) naquit à Rotterdam le 27 oft. 1331.Apres qu il eut achevé fes études, il fot fait Curé de l’Eglife de St.
aurent, 8c Inquifiteur. Mais .comme il ne traittoit pas allez rude-mem au gre des Papiftes outrez , ceux qui étoient accufez d'héré-rvmrXv obl ^ é de quitter fon emploi, 8c defe réfugier à Cologne,le P^ 11 qui le menaçoit. On croit qu’ayant conçu del horreur pour plufieyrs fuperflitpis de l'Egide Romaine , il rom-
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pit le célibat, 8c fe maria en fecret. Quelques-uns prétendent quece fut avec une fille qui avoit été fa fervahte. U en eut plufieurs en-fansqui moururent jeunes, 8c elle mourut aulli elle même pendant queDuyf huis étoit à Cologne. De là il vint à Utrecht, où 011 lui devinala Cure de l’Eglife S. Jacques. Dès que les Réformez commencè-rent à refpirer , fans avoir pourtant encore d'églifes publiques,Duyfhuis commença dans la fienne , 6111377, à prêcher ou-vertement le premier contre le fervice des images. 11 déclara auMagiftrat qu’il y étoit obligé en confcience, 8c lui promit en mêmetems d exhorter fes auditeurs à la concorde 8c à l'obéïliànce , s'ilVouloit lui permettre de prêcher en furplis. On ne rejetta pas âbfo-lument fa demande, mais à caufe du différent de la Magiltrature a-vec les cinq Chapitres, on fe contenta de lui permettre d’aller,fans perdre fon emploi, voir fes amis à Rotterdam, jufqua ce qu’oneût befoin de lui. U le fit 8c peu de tems après il tut rappelié à U-trecht, où il ne prêcha que contre les erreurs les plus groffiéres del’Eglilé Romaine , qu’il n’avoit encore abandonnée qu’en partie :mais il ne vouloit point enfeigner ni expliquer le Catéchifme desRéformez , 8c par cette conduite il apportoit aux affaires des Ré-formez plus de dommage que de profit. Leur nombre s’augmen-toit de plus en plus dans Utrecht, 8c après avoir fait pendant iong-tems le fervice dans des maifons particulières, ils prirent, du con-lentement du Magiftrat, l’églife des Frères Mineurs, qui étoit alorsvuide , 8c on établit pour Minillres Pierre Dathénus 8c HubertDuyfhuis : cela fe fit en 1378, 8c l’année d’après on leur alibciaNicolas Sopingius 8c Werner Helmichius. Ces Miniftres prièrentDuyfhuis de fe conformer à eux par rapport à la doétrine des Ré-formez , 8c de fuivre la difeipline établie par la Réformation : maisil le refula. Cela caulà quelque altération. La plupart des Magi-ftrats , 8c ceux qui quitoient le Papifme pour s’affranchir de fa ty-rannie , fe tenoient attachez à Duyfhuis que l’on appelloit encore lePrêtre Hubert: mais toutes les autres Eglilès des Païs-Bas étoient del’autre parti. Duyfhuis foutenu par le Magiftrat fut confirmé denouveau dans fon emploi par un a été du 8 fevr. 1381, avec promel-fe de l’y maintenir. Ainfi la diviûon dura non feulement jufques àla mort de Duyfhuis , arrivée en 1382 , mais encore long tems a-près. Le détail s’en trouve dans l’Hiftoire Eccléûaftique de JacquesTrigland, 8c dans les Hiltoriens du Païs-bas, comme Hooft, Bor »8cc. Hubert étoit des deux Religions à la fois. U difoit la Meffe8c fàifoit le prêche dans fa paroiflë , dans la même églife 8c aux mê-mes jours, U y avoit fi bien accoutumé fon troupeau que les deuxpartis s’entendoient à merveilles. Quand il avoit prononcé, lte ;mijfa eft, 8c que les Catholiques lui avoient répondu beogratias , ilsfe retiraient tranquillement pour faire place aux Réformez qui ve-noient chanter à leur tour, Lève le cœur, ouvre l’ore'tlle, 8cc. Cetexemple n’eut aucune influence fur les autres Miniftres. U lè décla-ra coritre les fentimens particuliers de l’Eglife Romaine j mais il nevoulut avoir ni Anciens ni Diacres, ni Confiftoire , 8c il ne fe fer-voit que des Marguilliers 8c des Infpeéteurs des pauvres. U con-damnoit l’ufage de l’excommunication , foutenant que les péchez nedévoient être punis que par le Magiftrat. Il n’approuvoit aucuneforte de perfécution. U prêchoit avec beaucoup* de zélé 8c d’unemanière fort pathétique. Il infiftoit principalement fur la pratiquede la charité 8c des autres vertus, évitant les difputes, 8c de traiterles grands myftéres, 8c de là vient que quelques uns le traittoientde libertin 8c d’efprit fort. Il ne parloit presque jamais de la pré-deftination , ni du péché originel, ni de la juftification par une ju-ftice imputée. Les hommes qui périment , dilôit-il, périment par leurfaute. Il vilitoit les malades de quelque Seéte qu’ils Aillent. Cetteconduite lui attira un grand nombre d’Auditeurs, 8c l’eftime desMagiftrats. Les autres Miniftres prêchoient contre Hubert 8c en-voyoient des efpions dans fon églifè. U eut avec trois Miniftres Ré-formez , une conférence dans laquelle on s’avifa de lui demander ,s'il n’avoit point lu le petit livre de Théodore de Béze , où il fait voirque le Magiftrat a droit de punir les Hérétiques. Ah ! Ah ! Mef-fteurs , leur dit alors Hubert, eft-ce là que vous en voulez venir} jjjhtemon ame n entre point dans vos confeils. je ne veux avoir aucune com-munication avec de telles perfonnes. Hubert fe voyant chagriné parles autres Miniftres Réformez, demanda fon congé ; mais les Ma-giftrats qui l’eftimoient beaucoup , lui refuférent fa demande; LePrince d’Orange étant venu à Utrecht , l’ouït prêcher 8c dit qu’iln’avoit jamais ouï un meilleur fermon. Les Miniftres furent lâchezde ce qu’il avoit affilié au fermon d’Hubert 8c lui direntfue cethomme n’'étoit point orthodoxe. Le Prince leur répondit qu’il nele favoit pas, qu’il n’avoit rien ouï que de bon , mais qu’une autrefois il irait dans leur églife. Sur quoi il les congédia après les avoirexhortez à la paix. Les fucceiïeurs d’Hubert loutenus par le Magi-ftrat ne voulurent point recevoir , pendant plufieurs années, legouvernement 8c la difeipline de l’Eglife conftftoriale. C’eft ainfique l’on appelloit à Utrecht l’Eglife Réformée. * Gérard Brandt,Hiftt de la Réform. fpc. tome 1. p. 270. & fuiv.Gr. Dicl. Ifniv. Holl.
* DUYK eft le nom de l’une des trois familles qui gouvernoientla ville de Dordrecht vers l’an 1230, lorsque cette ville fot environ-
née de murailles de briques.
D U Y N ( Vander ) Voyez VANDER DUYN.
D U Y N A. Voyez DWINA.
DUYNKERKEN. Voyez D U N K E R QU E. .DUYSBERG, DUYSBORC H. Voyez DUISBERGïDUYSBOURG deWeftphalie. Voyez DUISBOURG;DUYSBOURG de Brabant. Voyez D U IS B E R G.DUYTSLAND. Voyez DUlTSLAND.DUYVELANT. Voyez DUVELANDT*
D U Z A. Voyez D O U Z A.
DWI. D Y F. D Y K. D Y L.
D WINA, ville de la Mofcovie feptentrionale, dans une provin-ce, 8c fur une rivière de même nom. Il s’y fait un grand trafic depeaux d’ours. * Magin 8c Ortélius, en la Géogr, Mercator, Atlas.Z DWI-