DISCOURS PRÉLIMINAIRE. 1 5 ()
d’accord, auroit été singulièrement bien servi par lescirconstances, ou ne seroit pas bien sincère.
Il résulte encore de tout ceci une conséquence remai’-quabîe, c’est que l’accord de deq^. séries ne prouve rien,à moins qu’elles n’aient été faites dans des circonstancesqui ne laissent aucun doute , c’est-à-dire quand les deuxsignaux étoient bien visibles, bien terminés, et dansl’ombre, ou tous deux éclairés sur une face qui se pré-sentait directement à l’observateur. Or la réunion deces deux dernières circonstances est infiniment rare. Siles signaux sont éclairés, il arrivera presque toujoursqu’ils le seront tous deux obliquement et inégalement.Ces inconvéniens ne doivent pas avoir lieu quand onobserve des réverbères -, les différentes séries devroient,ce semble, offrir beaucoup plus d’accord, et cependantles dernières stations de M. Méchain dans le royaumede Valence, où il n’employoit que des réverbères, offrentdes différences qui vont à 4 et 5", et même une foisjusqu’à 8". Il n’y a donc jusqu’ici aucun moyen connupour éviter ces petites erreurs, si ce n’est la constanceà multiplier les observations de manière à rendre lescompensations presque infaillibles.
Les effets delà lumière sur les signaux ordinaires nese bornent pas à rendre telle ou telle partie plus ou moinsvisible, ou à raccourcir la flèche d’un clocher. Les si-gnaux en sont quelquefois déformés au point d’êtreméconnoissables. Ainsi le clocher de Sauti, vu de Fiefs,nous a paru tout courbé. (Voyez page 33.) La mêmechose m’est arrivée à Méri, en observant le premier signal