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VOIES PUBLIQUES. ^3
Le diamètre du fer des chaînes est de cinq centimètres. Les chaînons seComposent de barres longues de 4 mèt -,57 , et terminées par un œil à chaquebout. ( Voyez PL VI, lig. A, B, C. ) Deux courts chaînons plats sont ap-pliqués de côté et d’autre de deux barres contiguës, et des boulons bien rivéstraversent respectivement les deux chaînons ainsi que l’œil d’une barre.
On voit, fig. À , une suspensoire verticale ss ; elle a 2 j centimètres de dia-mètre ; elle traverse une espèce de chapeau, que le capitaine Brown appelleune selle ( sctddle piece ). Les boulons sont des cylindres ayant pour base uneellipse dont les deux axes ont respectivement cinq et six centimètres.
La disposition des trois chaînes cpii sont presque à l’aplomb l’une del’autre , est telle, que les suspensoires équidistantes sont attachées dans l’ordresuivant, à la chaîne : i°. supérieure ; 2 0 . intermédiaire ; 3°. inférieure. Leschaînes qui se correspondent, de droite et de gauche du pont, ont leursjoints placés de sorte que les suspensoires se correspondent aussi parfaite-ment; ainsi, dans un plan parallèle à la longueur du pont, tel que celui dela fig. 1, les suspensoires et les chaînes sont, quatre à quatre, représentéesen projection verticale par les mêmes lignes. Il suit de là que quatre barresservent à suspendre chacune des poutres transversales du plancher *.
La disposition qui vient d’être décrite a de grands avantages. Lorsqu’onfait passer un ou plusieurs fardeaux sur le pont, le plancher , en vertu desa flexibilité, doit changer de forme, à mesure que les fardeaux avancent;il doit s’abaisser plus ou moins sous chaque fardeau, et se relever dans lapartie intermédiaire, du côté de chaque culée. Ces légers mouvcmens s’effec-tuent sans nuire à la solidité du système ; parce que le seul changement defigure qu’ils font naître est d’altérer un peu les angles du polygone formé parles barres dont se compose chaque chaîne de suspension. Toutes les partiescèdent proportionnellement à la force qui les sollicite, mais sans éprouveraucune distorsion qui tende à rompre le système.
Le bout inférieur des suspensoires traverse une pièce longitudinale enfer, sur laquelle repose l’extrémité des poutres du plancher, et sous laquelle lasuspensoire est rivée par une très-forte clavette. Ces poutres ont 38 centimè-tres d’épaisseur verticale, sur 18 de largeur. Elles sont recouvertes de ma-driers jointifs ayant 3i centimètres de largeur sur 8 d’épaisseur, fig. F.
Au lieu de parapet, le capitaine Brown adopte un grillage dont les lo-zanges ont i5 centimètres de côté. Pour garantir de tout accident les piétonset même les cavaliers, on donne à ce parapet i mil ,52 de hauteur.
Revenons aux chaînes ; leur longueur est nécessairement plus considérable
* La distance longitudinale des barres consécutives appartenant aux diverses chaînes ,est de i mit -,52 j seulement ; celle des barres qui partent d’une même chaîne, est de 4 mi:t ’,57.
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