VOIES PUBLIQUES. 261
eaux. Ensuite les arches , ayant moins (l’élévation et plus d’ou-verture ( l’arclie du milieu a juste le double de l’ouverLurecommune des arches du pont du Strand) , leur pression contreles culées, est bien plus puissante pour les écarter l’une del’autre et les enfoncer dans le rivage. Tous ces obstacles ontété surmontés avec une rare habileté.
Afin de prévoir le cas où les améliorations successives de la Tamise appro-fondiraient le lit de ce llcuve , sous le pont de Soutliwark, M. Renuie a faitposer la première assise des culées, .à 3 mètres au-dessous du lit actuel. Celtefondation s’élève comme les gradins d’une pyramide , ayant io mit ’,f)y de lar-geur à sa base, et y ma -, 3 i au point où commence le revêtement vertical dela pile : elle est portée par dix fdes de pieux.
Dans les hautes mers , le point le plus bas où il fallait établir la premièreassise, se trouvait à io ma -,Q^ au-dessous du niveau des eaux. Il en résultaitune énorme pression contre le batardeau cpti entourait l’espace réservé pour lapile ; et, par conséquent, des filtrations toujours abondantes , malgré les soinsdivers qu’on avait pris pour la parfaite exécution de ce batardeau. O11 l’avaitformé de trois files de pilots figurant trois octogones allongés et concen-triques. La largeur de l’octogone intérieur était de i8 mi '-,2C), sa longueurà peu près double. L’épaisseur du batardeau 11’excédait pas i* nÈt -, 83 .
Les pilots avaient o " ,a -,33 à o mi:l -,36 d’équarrissage, et i 5 mè, -,ss 4 * de lon-gueur 5 savoir : 4™ 1 ,88 d’enfoncement dans le sol , 8 mètres à 8 { mètres poul-ies grandes marées, 2 mtt -, 44 , ou i mit ,83 au-dessus des hautes eaux. A mesureque les eaux l’ont permis , on a fixé dans l’intérieur du batardeau , des traverseshorizontales de i8 ,m! ‘-,2q de longueur, abutant contre des pièces longitudi-nales qui soutenaient ainsi les fdes de pilots du batardeau , contre la pressionde l’eau intérieure. En dedans du batardeau , autour de l’espace réservé poux-la pile du pont, on a battu une rangée de palplanches qui ont o" ,;:l -,i5 à o m!u ,2ode large , et qui sont jointives , sans onglets ni rainures. Elles ont pour objetd’empècher qu’aucun ûlct d’eau ne vienne courir entre les pieux de la pile ,et ne dégrade le terrain où ces pilots sont battus. Les piles et les culées ontleurs pilots plantés de mètre en mètre , puis recouverts de longi-iucs, de traver-sins et de madriers jointifs. En aval des batardeaux on a fi-appé 16 à 18 pieuxisolés, servant de défense contre les bateaux qui navigueraient pendant la duréedes travaux. Ces pieux et tous ceux des batardeaux ont ensuite été enlevés.
* Les pilots des rangées intérieures avaient celle hauteur; ceux de la rangée extérieurene s’élevaient au plus qu’à fleur des basses eaux, et n’avaient pas <j j mètres de longueur.
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