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5,3 (1824)
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259
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VOIES PUBLIQUES. 2 5g

Si par leffet incalculable des révolutions quéprouvent lesempires, les peuples se demandent, un jour, ce quétait autre-fois la nouvelle Phénicie, la Tyr occidentale qui couvrait la mer

de ses vaisseaux?. La plupart de ses édifices, dévorés par

un climat destructeur, ne seront plus pour répondre par lamuette voix des monumens ; mais le pont du Strand subsis-tera , pour redire aux générations les plus reculées : Ici fut uneville riche, industrieuse et puissante. Le voyageur, à celte vue,supposera quun grand prince aura voulu, par maintes annéesde travaux, illustrer la lin de son règne, et consacrer la gloirede ses actions par cette imposante structure. Mais, si la tradi-tion lui rapporte que six années ont suffi pour commenceret terminer cet ouvrage, sil apprend quune simple G 8 . demarchands a bâti cette masse digne des Sésostris et des Cé-sars , il admirera plus encore la nation de semblables en-treprises purent être le fruit des efforts de quelques commer-eans et de quelques propriétaires. Alors, enlin, sil a réfléchisur les causes de la prospérité des empires, il reconnaîtraquun tel peuple dut posséder des lois sages, des institutionspuissantes, et des libertés prudemment garanties : elles sontempreintes dans la grandeur et dans lutilité des monumensérigés par de simples citoyens.

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CHAPITRE III.

Ponts en fer.

Ils sont très-multipliés dans la Grande-Bretagne. Cest enAngleterre, et dès 1779, que fut faite la première construc-tion de ce genre, à Coalbrookdale, sur la Séverne. En 1796on exécuta le pont de Sunderland, beaucoup plus hardi par