VOIES PUBLIQUES. 2lS
et la plus commode, entre les deux ports de Hull et de Lon-dres 5 ligne qui, cependant, n’est finie que depxds trois années.
Canaux d’Oxford, Coventry, Fazeley. Ils forment unechaîne continue, depuis la Tamise jusqu’au Grand-Tronc, entraversant les comtés d’Oxford, de Nortliampton, de War-'wick et de Stafford 5 comtés lâches et populeux, qui trouventpour les produits de leur agriculture, de leurs mines et deleurs fabriques , un débouché très-favorable, par la voie navi-gable que nous allons décrire.
Oxford, ville de 16,364 habitans, opulente par elle-mêmeet célèbre par son université, n’est pas moins remarquable parsa position commerciale, au confluent de la Tamise et de laCharwell, au croisement des grandes routes qui conduisentde Londi’es à l’ouest de la Grande-Bretagne.
Le canal d’Oxford a i/[6 kilomètres de longueur. Dans cette étendue , ilcompte plus de a5o ponts; un de ses ponts-aqueducs (celui de Peddlars-Bridge) est composé de douze arches , ayant chacune d’ouverture. Il a
quarante-deux écluses , longues de a3 mètres , larges de 14 au fond entre
les portes. Dans le reste du canal, la largeur est de 8 mtt ',53 à fleur d’eau,4 mit ',88 au fond ; avec i mi:t, ,37 de profondeur d’eau. Ce canal fut exécuté fort-lentement, faute de fonds. Commencé dès 176g , on ne l’acheva qu’en 1790.
En partant de la Tamise, nous nous élevons dans le canal d’Oxford, parune écluse qui n’a que i m “'-,07 de montée. Nous côtoyons la Charwell, que noustraversons de sa rive droite à sa rive gauche. Nous arrivons au point culminant,après avoir monté de 58 mi:t -,45, par vingt-neuf écluses , dans un espace de55 kilomètres : nous rencontrons sur notre route, Banhury, ville manu-facturière où l’on fabrique beaucoup de pluche. Le bief de partage a 17 4 kilo-mètres. Il passe à Teney-Compton, sous une galerie longue de 1,086 mètres,large de 2 n,k ,go , haute de ; à travers une chaîne de collines , qui s’é-
pare les bassins de la Tamise et de la Séverne. Nous descendons ensuite dei6 m “‘-,84 par neuf écluses , dans une étendue de 3 kilomètres. Ici nous trou-vons une machine à vapeur qui sert à remonter une partie des eaux dépenséespour le service des écluses , et qui supplée au déficit des réservoirs. Nousparcourons 27 kilomètres de niveau ; nous arrivons à Napton, et nous voyonssur noLre gauche , l’entrée du canal de Napton-et-Warwick. Nous descendons