VOIES PUBLIQUES. ao3
arriver à la Trent, le combustible fourni par les houillères dela partie supérieure du comté de Derby : long de 19 kilomètres,il descend de 47 mètres. Il a pour ramifications : i°. à l’ouest,le canal de ISutbrook , exécuté par deux propriétaires, dansune longueur de 8 kilomètres 5 a 0 , au nord, le canal de Crom-ford, dont un embranchement est continué par une route en ferqui va jusqu’à Mans field*, 3°. à l’est, le canal de Nottingham quifinit à cette ville, sur la Trent} mais que prolonge, au delà dece fleuve, le canal de Grantham. Arrêtons-nous avec respect,à la vue de cette humble cité : Newton reçut à Grantham, lespremiers élémens d’un savoir qui devait expliquer l’univers!
Nottingham, au centre de tant de canaux, réunit tous lesmoyens d’une industrie prospère et variée. Depuis vingt-cinqans, on y fait de la dentelle et des schalls, on y file le cotonet la soie, etc. Cette ville est célèbre pour ses fabriques debas. Sa richesse et sa population s’accroissent avec ses atelierset ses débouchés. Elle ne comptait que 34,253 âmes, en 18 x 1 }dix ans après, elle en a compté-4o,4i5. Il y a plus de vingtannées, lorsqu’elle avait à peine 3o,ooo habitans, elle était lefoyer d’une conjuration formidable d’incendiaires et de bri-seurs de métiers ; parce que l’ouvrier regardai^ ces machinescomme les instrumens de sa misère. La conjuration, une foisanéantie, les métiers se sont multipliés, la population s’est ac-crue d’un tiers, et, néanmoins, elle subsiste avec plus d’ai-sance qu’auparavant. Ainsi l’expérience justifie l’emploi des ma-chines consacrées à l’industrie, pour le bien-être de la société.
Au delà de Nottingham, toujours en descendant la Trent,nous trouvons, à notre droite, le plus ancien canal de l’An-gleterre : c’est la fosse TJjke, creusée par les Romains, ob-struée sous le règne des barbares, et rendue praticable dansles temps modernes. Ce canal s’étend jusqu’à Lincoln, oix finitla navigation de l’ancienne Witliam.