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VOIES PUBLIQUES,précautions, même excessives, qu’ils ont prises pour assurer lesuccès cle leurs spéculations, en réduisant le plus possible ladépense primitive. Songeons qu’une telle économie a produitla réussite des premiers essais, qui, s’ils eussent échoué, ouseulement s’ils n’eussent pas été très-proütables à leurs auteurs,auraient suffi pour dégoûter le public , des nouvelles voies hy-drauliques offertes aux transports du commerce. J’insiste surcette observation*, parce que, dans l’état actuel de l’industriefrançaise et de son trafic, il nous importe de ne pas entre-prendre des canaux trop fastueux. Il faut commencer avec mo-destie, et marcher d’abord avec circonspection, pour avancerensuite à grands pas, vers l’opulence et la splendeur.
En suivant le cours du Grand-Tronc, à partir du canaldu duc de Bridgewater, nous traversons d’abord la galeriesouterraine de la colline de Preston. Nous passons à côté dessalines de Northwich, de Nantwich et de Harecastle, près de lagrande galerie du point culminant. Au débouché de cette ga-lerie, nous entrons dans la vallée de la Trent, où le canal suitun cours parallèle à celui de ce fleuve. Près de là nous voyonsla belle fabrique de poterie, appelée Etruria, que le célèbreWedgewood établit, aussitôt qu’on eut ouvert le canal. Desroutes en fer amènent, sur divers points de la ligne navigable,le produit des can’ières, des mines et des manufactures avoi-sinantes. Un premier rameau du Grand-Tronc, long de i 3 ki-lomètres, passe à Newcastle-sur-la-Line , renommée pour sachapellerie5 puis remonte à Chesterton, au milieu d’un payscouvert de fabriques d’une poterie connue sous le nom de mar-chandise de Stafford ( Stafford-waves ). Sur la rive gauche duGrand-Tronc, un autre rameau, long de /p kilomètres, etcontinué par 6 kilomètres de routes en fer, va jusqu’à la villed’Uttoxeter au sud, et jusqu’à celle de Leek au nord, en tra-versant une contrée riche en usines de toute espèce.
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