VOIES PUBLIQUES. 169
32 e . Geo. III, préside à la navigation de l’Invell et de la Mer-sey, depuis Manchester jusqu’à Runcorn. La montée totale,dans cette étendue, est de 21 { mètres, rachetés par des bar-rages et des écluses. De Runcorn à Liverpool, la Mersey estnavigable pour des bâti mens d’un port considérable.
En 1758,1e prix du transport, en suivant cette voie hydrau-lique, depuis Manchester jusqu’à Liverpool, était de 12 scliel-lings par tonneau. Mais, aussitôt qu’on eut achevé le canaldont nous allons décrire les travaux, ce prix fut réduit à 6 scliel-lings : fait important, et qui démontre , avec une grande évi-dence , combien la navigation artilicielle est préférable à la na-vigation des cours d’eau naturels *.
Canal du duc de Bridgewater. Le duc de Brideewatern’eut pas seulement l’honneur de présenter à son pays le modèledes entreprises hardies qu’exige l’exécution des canaux. Doranttout le cours de son utile et glorieuse carrière, il sut offrirl’exemple d’une persévérance qui donne aux grandes concep-tions plus de grandeur encore , en leur faisant prendre, avec lesannées , et par des efforts sans cesse réitérés, toute l’extensionque le temps et la constance humaine peuvent leur faire acqué-rir. Il prolongea par degrés son canal, dans toutes les direc-tions où il espérait rendre, à l’industrie , à l’agriculture, desservices signalés', et son canal fut la base d’un nouveau sys-tème de communications hydrauliques, entre les principalesvilles de commerce et de fabrication, tant de l’intérieur quedes côtes de l’Angleterre. Il recueillit le juste prix de ses ef-forts et de ses sacrifices. Pour arriver au terme de son entre-prise, il dépensa jusqu’à sept millons de francs ; mais, aujour-d’hui , le produit annuel de ce capital, surpasse quatorze cent
* II. est presqu’inutile de parler du prix des transports par terre; ce prix, s’élevantà 40 schellings par tonneau, ne peut soutenir aucune concurrence, même avec le moinsavantageux des deux genres de navigation.
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